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Derby, par la mort de son père (1), il y eut de Roel et décisives tentatives. pour le décider à favoriser le projets des conjurés. De vastes intrigues se nouèrent
espagnol et par le cousin des Derby, William Stanley. Une descente en Angleterre, exécutée par les conspira teurs, avec l’appui de Philippe IT, devait donner le signa de la révolte. La conviction des conjurés était que Ferdi- « hando, devenu roi d'Angleterre, rétablirait aussitôt le catholicisme. L'agent principal du complot fut, dès le. début, Richard Hesketh, originaire du Lancastre et com patriote des Derby. Il dirigea les menées secrètes, de. concert avec le P. Holt et Worthington. Tous leurs efforts échouèrent auprès de Ferdinando, qui ne se décida pas
: à tenter la grande aventure. Cette histoire demeure, au
reste, encore entourée d’un grand mystère. Il fallait avant tout rendre possible la déposition de la reine. Les conjurés affirmaient, dans ce but, que Lord Strange et les. autres sujets de Sa Majesté pouvaient, sans le moindre scrupule, se considérer comme déliés de leur obéissance naturelle à l'égard de la souveraine. Grâce à la diffusion de cette croyance, ils espéraient pouvoir exciter une révolte et persuader Ferdinando de prendre « le diadème et la couronne », et, par conséquent, de provoquer la chute d’Elisabeth. Mais, à la suite de certains entretiens, le dessein d'Hesketh avorta définitivement. Ferdinando, devenu, sur ces entrefaites, V° comte de Derby, le dénonça au gouvernement royal. Le chef du complot, livré à la justice, périt de la mort des traîtres, à St. Albans, le 29 novembre 1593. Ses interrogatoires, confessions et aveux et ceux de ses compagnons (Hatfield, t. V) offrent un singulier intérêt en ce qui touche cet épisode si caractéristique, dont la déposition d’Elisa- (1) Celui-ci mourut le 25 septembre 1593. Les documents prouvent
qu’il v eut, à certains moments, beaucoup d’incertitude sur sa véritable religion.
et le couronnement du comte de Derby devaient ituer le dénouement. Il est hors de doute que Ferdi-
rre, comme à l'étranger. Quelques mois plus tard, Fer- We co mourut dans les circonstances les plus étranges
uchant cet événement. Les uns ae que le comte avait succombé au poison — l’état bizarre de son corps, ant et après son décès, semblait le prouver, — les autres que sa mort devait être attribuée à des manœuvres … d'envoûtement ou de sorcellerie. Bref, sa disparition fut expliquée par une vengeance occulte qu'on attribua en sénéral aux menées du parti catholique. Il eut pour sucesseur son frère cadet, lequel devint le VI° comte. Parmi les rumeurs qui circulèrent alors, c’est-à-dire … à la fin de 1594 et au commencement de 1595, il en est une qui doit retenir notre attention: c’est celle que relate Nicolas Williamson dans une lettre à l’Attorney général (Coke), le 21 juin 1595 (Hatfield, V, 253). Selon cette rumeur, William Stanley aurait empoisonné son frère … aîné. La comtesse de Shrewsbury (1) qui a entendu … formuler cette accusation et qui la rapporte, prend bien … soin de spécifier qu’elle n’y adhère pas; mais elle croit,
(1) Tante d’Arabella Stuart, autre prétendante à la succession d’Eli- …sabeth, elle était donc mêlée de près à toutes ces questions. La lettre S de Williamson, du 21 juin 1595, est très importante pour l'étude de cette histoire. — Chose étrange, Lord Burghley lui-même fut accusé … d’avoir fait périr Ferdinando, afin de pouvoir marier sa petite-fille à … William, devenu Lord, et candidat éventuel à la couronne d'Angleterre.