‹ Le secret de William Stanley, VIe Comte de DerbyChapitre 2 sur 23 · ED · texte numérisé non relu

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l’année, pour la vertu des jeunes filles de Chester et . même des femmes. Les documents du xvi° siècle abondent en enquêtes et poursuites motivées par des aventures amoureuses de la Midsummer Eve. Les couples s’égaraient, à la suite des pageants, dans un petit bois tout proche de Chester Comment ne pas songer, en lisant le compterendu des troubles passionnels propres à cette nuit, et dont le petit bois proche de Chester fut le témoin complaisant(1), aux aventures des divers couples du Midsummer Nights Dream, dans le bois, près d'Athènes, pendant la nuit: Lysandre et Hermia, Demetrius et Helena et même … Bottom et Titania? Tel épisode, par exemple celui de l'acte I, sc. 2 (v. 35-65), ou celui de l’acte INT, sc. 2, évoque, d’une manière aimable et piquante, les traditions chestériennes de la nuit du 23 au 24 juin.

5 La fameuse allusion que l’on rencontre à l'acte V, sc. 1, touchant la représentation proposée du « Masque » des Neuf Muses pleurant sur la mort de la Science, décédée récemment dans la misère, allusion qui a suscité tant d’hypothèses diverses et de commentaires aventureux, vise de toute certitude le Masque des Neuf Muses, proposé par Arthur Throgmorton, dans une lettre adressée à Robert Cecil, pour le mariage du comte de Derby. L'autre masque visé dans cette lettre serait le Songe d’une nuit d'été lui-même. Des rapports multiples sont donc établis entre William Stanley et la comédie dont le mariage de Thésée avec la belle Hippolyte forme l’aimable sujet.

Nous arrêtons là ces conclusions. Si elles sont exactes, comme cela ne paraît pas contestable, l’aspect de la question shakespearienne en est modifié du même coup. Non seulement, l’histoire et le commentaire de la pièce doivent être renouvelés d’un bout à l’autre, mais, ce qui est plus grave, l'édifice stratfordien s’en trouve ébranlé

(1) Cf. le curieux recueil de Frederick Furniwall sur Chester dans Ecrly Engl. Text Soc. Orig. Series, 108.

ls ses fondements. Cela est si vrai que tous ses défen-

>urs ont prudemment gardé, sur ces résultats certains, un silence absolu (1). Je ne crois pas que de pareils Bnoédés aient jamais été employés dans une controverse istorique quelconque. Voilà trente-cinq ans qu’un traailleur a commencé son labeur professionnel: toutés les thèses et recherches qu’il lui a été donné de présenter au public ont été acceptées sans nulle exception, et quand ce même travailleur s’avise d'appliquer les méthodes «ainsi éprouvées au problème shakespearien, il s'aperçoit ue le sujet est tabou. Les prêtres du temple stratfordien considèrent comme un sacrilège celui qui ose discuter leur credo, même s’il apporte les meilleures preuves à l'appui de ses assertions. « Raison ? dit le sophiste Janotus e Bragmardo — nous n’en usons point céans. »

de La passion de Derby pour le théâtre : un texte inconnu qui concorde avec « Hamlet ».

- Un nouveau texte, essentiel, va nous montrer, après ve Me la place exceptionnelle que les choses du

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