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théâtre ont tenue dans la vie du VI° comte de Derby. …. Déjà, dans le premier volume de Sous le Masque, nous avions consacré un chapitre entier (le V°) à cette matière:
(1) Dans la nouvelle édition revisée qui vient de paraître de son “livre: 4 Life of William Shakespeare (776 pages!), Sir Sidney Lee n’y fait pas la plus petite allusion. La consigne est de tout ignorer. Quel “jour de tels procédés ne jettent-ils pas sur la mentalité stratfordienne? mA: Je pourrais signaler d’autres faits à peine croyables. Le Supplément littéraire du Times (16 déc. 1920) avait cependant inséré une lettre de Sir George Greenwood résumant toutes les études que j’ai publiées “sur le Songe d’une nuit d'été. Un article publié, il y a peu de temps, dans une grande revue française garde également un silence absolu sur toutes ces recherches, dont les résultats positifs ne sont pas contestables.
La famille des comtes de Derby et les comédiens « l’époque élisabéthaine. Ces pages, qui ont, semble-ttrop peu retenu l’attention des critiques, même bienve lants, groupaient tous les textes relatifs aux rapports d Derby avec les acteurs publics. Aucune famille n’a entr tenu avec l’art dramatique des relations plus continues ni plus ferventes que celle qui nous intéresse ici. Les plus célèbres comédiens du temps ont appartenu aux troupes patronnées par Ferdinando, V° comte de Derby, frère aîné de notre William Stanley, depuis sa plus tendre jeunesse — il n’avait pas 17 ans — jusqu’à sa mor L'acteur William Shakespeare appartint à la compagnie qu'il protégea de septembre 1588 à avril 1594, date de son décès. William Stanley, devenu comte de Derby, entretint pareillement une troupe, dont nous avons raconté les destinées, et qui se maintint jusque vers 1617: Thomas Heywood en fit partie.
Quelque temps après l’apparition de nos deux volumes, l’éminent historien du théâtre anglais, M. E. K. Chambers a bien voulu attirer notre attention sur une lettre qui avait été publiée au cours de la guerre (1915) dans le tome XIII du Calendar of the Manuscripts of the Most hon. Marquis of Salisbury, preserved at Hatfield House (p. 609) (1). Ce document n’est pas daté, mais . il paraît tout à fait plausible de le rapporter, avec ses éditeurs, aux toutes dernières années du xvi‘ siècle, et probablement aux environs de 1600. C’est une lettre de M Lady Derby, femme du VI° comte, adressée à son oncle Robert Cecil, le secrétaire d'Etat d’Elisabeth. Aucune pièce ne pouvait démontrer d’une manière plus frappante le culte passionné de William Stanley à l’égard de l’art dramatique (2), en même temps que ses relations étroites
(1) Publication de l’Historical Manuscripts Commission.
(2) Cette lettre est à rapprocher de celle que nous avons reproduite 4 dans notre ouvrage, t. I, p. 349.
es bre On devine, par les expressions mêmes oyées par Lady Derby, qu'il s’agit, chez son mari, d e préférence telle pour le divertissement théâtral que
n tél document confirme avec une force singulière les | luctions que nous avions formulées, il y à trois ans. En Let Pr | la traduction : er
on bon Oncle, Etant pressée par mon mari de solliciter votre bien- Pelle ce en faveur de ce Brown (1) et de sa compagnie d’acteurs, : At d'obtenir qu’ils ne soient pas privés de leurs représentations à : RATS uelles, alors surtout que pour les maintenir ils ont employé la 4
peu de conséquence peut ne pas vous paraître importune, je désirerais
à otre appui pût être un moyen de les soutenir, pour cette raison Ver on mari faisant ses délices de cette troupe, cela le préserverait RME plus grandes prodigalités et contribuerait à faire prévaloir votre : ) nfluence vis-à-vis de lui dans des matières de plus haute importance
our mon bien. En rappelant ma meilleure affection à votre égard, TA ES
E. Derby. (2)
.. Coiïincidence vraiment surprenante: la comtesse em- ploie, en parlant de son mari, les mots faking delite in & them (3), c'est-à-dire exactement les mêmes termes dont à se Rosenkranz, dans Hamlet (II, 2, 1. 350), quand il présente les comédiens à Hamlet en disant: « Ces acteurs sont ceux-là mêmes, Monseigneur, qui avaient coutume de - vous charmer si fort, les tragédiens de la ville. » (Even those you were wont to take delight in, the tragedians of … the city.) On peut remarquer, en outre, que la lettre de Lady Derby représente la compagnie d’acteurs chère à > Son mari comme subissant exactement la même crise qui
… (1) L'acteur Robert Brown.
(2) Adresse: Au très honorable, mon très bon oncle, Monsieur le Secrétaire.
- (3) Faisant ses délices des comédiens, se plaisant fort en leur ompagnie.