NANTES
RS AOAEE
quences qui intéreSsent de près l’ ro 4e la piè à William Stanley. Avant d’y arriver, reproduisons qf ques-uns des aperçus généraux de l’historien. Son p mier but est de relever et de fixer les modifications apportées par le poète à ses sources.
Bien que chaque altération en Élenene puisse s'expliquer. des raisons d’ordre artistique, si, toutefois, nous nous apercevon Pensemble des modifications révèle une tendance politique” uniqu surtout si celle-ci, se trouvant en opposition avec les principes …c rants du gouvernement, — opposition qui n'était pas sans TISqUes pour le théâtre, — devait, par conséquent, pouvoir s expliquer ou. êtr niée au besoin, nous rte dans ce cas, à prendre en considérat ces preuves accumulées et à nous rendre à l'évidence.
Shakespeare s’est visiblement inspiré de la pièce anonyme de 1591 : The troublesome Raigne of King John Or, chose curieuse, la tendance politique de l’œuvre antérieure est entièrement supprimée de la nouvelle. L’idé de faire du roi Jean un précurseur de Henri VII, qui pr pare à celui-ci son rôle de Messie et de réformateur, exclue de tout point par l’auteur du théâtre shakespearien
Dans l’œuvre de ce dernier, les questions soulevées ont trait à possession de la couronne. Cette possession peut s’appuyer sur droit héréditaire de la branche aînée, ou de l’aîné des représentant: mâles de la famille; elle peut aussi être accidentelle et se trouve fortifiée ensuite par l'intérêt de l'Etat; elle peut être enfin perd C par des crimes civils ou ecclésiastiques. Une pareille forfaiture doi alors être jugée et punie par les souverains voisins ou par l'Etat lui-même, ses pairs et son peuple, ou encore par le pape.
En ce qui concerne la pièce de Shakespeare, elle se résume, au An: fond, en une discussion sur le point de savoir si le roi Jean séra main tenu, ou non, sur le trône. Les causes de cette incertitude ne sont pas, comme dans les chroniques, l’infamie du souverain, sa cruau sa débauche, sa mollesse, son hypocrisie, sa prodigalité, ses vi lences et son incapacité générale, mais deux choses qui ne semblent pas avoir soulevé le moindre scrupule dans les esprits des barons É du roi: l’illégitimité de son droit en face du fils de son frère aîné. et le prétendu meurtre de ce neveu. La querelle historique soulevéeh contre Jean, en tant que tyran, est changée en une controverse,
- M. Simpson cite huit passages (1) où Shakespeare se sépare nettement des chroniques, sans suivre en aucune manière la vieille pièce. Voici quelques extraits de ses observations. [1 est clair que lorsque le poète s’écarte de à Phistoire, il le fait avec intention et en parfaite connais- “sance de cause. Or, chacun des points où il s’est éloigné
de ses sources, est traité de façon à renfermer des allusions indirectes et des insinuations relatives à la politique m…élisabéthaine ou à des événements contemporains d’une ortée décisive. Ce n'était pas la légitimité du titre de ean qui intéressait réellement Shakespeare ou les specateurs: Hécube leur importait peu. Le droit d’Elisabeth ‘à la couronne et la succession au trône: voilà les grandes “questions du moment. Citons seulement l’exemple fourni ar les sixième et septième points (2). L'idée de réunir les quatre guerres du roi Jean en deux, bien que sans oute nécessaire au point de vue dramatique, est destinée à rappeler le règne d’Elisabeth. En effet, il n’était pas “utile de les abréger au point de les rendre typiques des mbarras d’Elisabeth. Le Roi Jean de Shakespeare se trouve en présence de deux querelles à soutenir: l’une pour son droit, l’autre pour sa couronne elle-même contre les agents du Pape. Il en était de même pour la reine. … Les documents du temps sont remplis de cette controverse. Jusqu'à l’année 1569, les objections soulevées à … l'égard des droits d’Elisabeth se rapportent toutes à la
(1) Voir Transactions, etc., 1874, p. 398 et suiv.
ï (2) Le cinquième point relatif aux scènes où Jean incite Hubert “au meurtre d'Arthur, pour ensuite lui reprocher son crime. Ces … scènes sont des inventions de Shakespeare. Or, il n’est pas douteux qu’elles reproduisent fort exactement l'attitude d’Elisabeth, lors de Pexécution de Marie Stuart. Simpson s'étonne que des allusions aussi frappantes aient été tolérées sur la scène. Tout cela est, en … effet, bien extraordinaire.
TA
de
PAS PRE IAS CAERS TR EN ERERNOR es RE ?
. mulguée contre elle par Rome, on commença à |
validité du mariage de sa mère et du testame père. À partir de 1570, date de l'excommunicatio
d’avoir compromis la couronne par son hérésie. Le teur Allen, en publiant l’indulgence plénière accord: e pat le pape à tous les Anglais qui favoriseraient l’invasi espagnole de 1588, exhortait « tout individu privé public à s “emparer, à mettre en prison et livrer au p
speare nous la représente en marge de l’histoire. Le Septi 1 vise le passage où Pandulph insinue au dauphin Louis que
son neveu. À ce moment-là seulement, une intervention 1 profitable. Le conseil que donne Pandulph à Louis pour qu'il di son entrée en scène, jusqu’à l'heure où le meurtre d'Arthur. rendu Blanche héritière légitime du trône, fut mis à prof Philippe II, qui, prudemment, différa l’aide promise à la d’Ecosse jusqu'à ce que la mort de cette dernière eût ouvel chemin aux prétentions de sa fille, l’'Infante. On ne saurait affirme que le Père Parsons assuma le rôle de Pandulph dans cet av il est certain qu’il se montra amèrement hostile envers Péco po'iticiens catholiques qui seraient venus fatalement au pouv ir, : l'avènement de la reine Marie.
Tel de ces points implique une reconstruction des tte tel a une reconstruction des mobiles de l’histoire... Tous les changem nts semblent avoir été opérés en vue de la controverse soulevée au du droit à la couronne. Cette préoccupation fut, on le sait, leg cauchemar du règne d’Elisabeth. On contestait son propre oi d’abord parce qu’elle n’était pas l’héritière légitime, ensuite, par ce qu’elle avait été excommuniée. Le choix de son successeur était également la source de difficultés multiples; mais tous les pa aussi bien ceux dont l'hostilité venait de l’illégitimité de son t