‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 48 sur 78 · DAVIS, KE1TY · texte numérisé non relu

DAVIS, KE1TY

KETTT, à part.

Mon perc est seul.

DAVIS, I pari.

Voici Ketty.

KCTTY.

Où donc est Frantz, mon père?

DAVIS

Il vient de s'éloigner...

KETTY

Comment?,..

davis. •

Mais parions de toi, mon enfant. m

KETTY

Moi, je suis heureuse... je suis folle, ivre de joie!... et cette Dresse, je veux vous la faire partager, mon { ère.

Davis.

Je ne te comprends pas... Tu ns vu lord James?

KETTÏ, U*».atUce.

Je viens de le quitter.

davis.

Et tu as pu facilement retarder tun mariage?

* KETTY , do ra4«K-,

Mon mariage! le lord de Kildarc veut que demain nous soyons unis.

davis.

Comment?... tu as donc oublié ce que tu avais promis à

Frantz n'a plus rien à redouter.

Pourquoi? n’as-tu pas, toi, risqué ta vie paisible pour prolonger la mienne, impossible à dérendre?

davis.

Cela n’anobüt pas, milord.

FRANTZ

Pardon! les grandes vertus ont fait les premiers nobles.

frteM b OMl« A DA'il, qui Wwl* k 1m donner b lettre, et qui la 1*1 d.iun» "b sert* tnpdnuf 4n jeun* lord, qui »a ter» la table, prend b pluM

h ipw.) Et je signe sans déroger : lord Arthur Fitx O'Nial, pair d’Irlande... El maintenant, Davis, pour que la bénédiction de l'honnête homme me suive et me protège... («'agemii. t»>} bénissez-moi, mon père.

DAVIS, tondant t»r .1*1 u nain, avoc de» larme».

Soyez béni, vous, le digne fils de vos aïeux, et que le regard de Dieu vous conduise.

FRANTZ, m lavant es lui tendant te» Liai.

Maintenant, embrasse-moi. Davis.

. DAVIS, *ê je Ont dan» ici bia».

Oh! milord!

Écoulez- moi, mon père, et vous allez me comprendre.

DAVIS

Parle... parle!...

Ce matin, deux mendiants qui étaient venus se désaltérer au puits, causaient ensemble...

DAVIS

Tu les as vus ?

Que disaient-ils donc?

KETTY

Que la nuit, dans le val, un signal devait être donné & lord Arthur.

DAVIS

Ils disaient cela ?

KETTY

Oui, c'étaient des cavaliers déguisés.

Oftirage, mon brave! (il »a promu* m« manteau.)

DAVIS

Allez, vous que la loyauté conseille.

FRANTZ, l'irritant »nr la port* 4* 4n>>i«.

,Keu tient compte là-haut du dévouement dans ce monde. davis.

Dfai, milord, garde une place aux belles Aines.

FRANTZ, lui tombe t loi dont nain».

Cest pour cela que les belles Ames se retrouvent toujours 4u ciel. Adieu, Davis...

DAVIS, l«l ptoMül loi mal»» «a pleuront.

imn , milord. (Fraau aort par b droit*.)

J’aurais pu, sur un mot, les Taire ajrôter par le shérif, ces complices de l’assassin de l'infortuné comte Robert...

DAVIS, tr+a- vivement.

Mais tu ne l’as pas fait?

KETTY

Non, car j'avais alors plus de tristesse que de haine dans le cœur ; mais quand j’ai appris que Frantz était proscrit, que mon époux tremblait pour sa liberté, je me suis souvenue de la conversation des prétendus mendiants.

klit y.

Je l'ai redite au lord de Kildure.

DAVIS

Oh ! tu n'as pas fait ça !

Et TT T, prenant un papfcr cadra t*f u p>ilrtn«.

Voyez, mon père, il m’a donné la grâce de Franlx.

DAVIS

La grâce !

Lisez, mon père... lisez... (Tandù que DavU parcourt coarel.iremrut U papier des jeu».} Lord James m'offrait une dot... de l’or... à moi qui venais de conquérir le repos... la vie de mon époux ! davis.

Mais, malheureuse enfant, tu venais de le perdre!...

KETTY

Lord Arthur ?

DAVIS

Et Frantz avec lui...

KETTV.

Frantz!... Que voulei-vous dire?

• DAVIS, allant prendre la lettre rcatée nr la table.

Tiens, lis à ton tour cette lettre, qu’en partant Frantz a laissée pour toi.

KETTT.

Frantz est donc parti ?

DAVIS

Us ! lis !...

KETTT, liant.

• Pour ne pas vous épouvanter, Kelty... Davis et moi nous vous avions trompée, et votre jière vous prouvera l’innocence de lord Arthur... » (EUe s'arrête et ren»*.)

DAVIS, itnitunl.

Continue...

KETTT, Muni.

« Qui, à l’heure du crime, l’accompagnait sur la route de Kilmore, sous le nom de Frantz Wilson... » (Parta».} Mon Dieu F...

DAVIS

Comprends* lu, malheureuse enfant?

KETTT, comme te aprêa u ailencn.

Où est lord Arthur, mon père ?

DAVIS

Et le sais -je... à celte heure?...

KETTY, avec résolution.

Je veux aller dire à lord James que j'ai menti.

DAVIS, l’arrvUot.

Il refuserait de te croire... et te garderait prisonnière dans son palais.

KETTV, «a «i d'ctpolr.

Mais lord Arthur n’a rien à craindre, mon père! davis.

Comment?...

J’ai brûlé la lettre des cavaliers... il ne peut savoir que scs amis l’attendront...

DAVIS

U sait tout... il a vu son frère, qui lui a dit que celte nuit un feu de broussailles lui indiquetail la place où l'attendrait un cheval, dont il pourrait se servir pour sortir du comté.

Mon Dieu 1

KETTT.

DAVIS

Et c’est là ce que tu viens de révéler & lord James...

KETTT.

Je l'ai livré! je l’ai perdu!... Que faire? que tenter?... Ma vie, mon sang, mon Ame... tout, pour un trait de hunière I

DAVIS

11 faut fuir, Kctty... oui... car on pourrait vouloir te ques* tionner encore.

KETTT.

Je ne répondrais plus.

DAVIS

La torture to ferait parler.

KETTT.

Non, elle me ferait mourir I

DAVIS

On ne meurt pas à la torture, on souffre... on perd sa force et sa raison, et les lèvres disent involontairement ce que le cœur veut cacher. •

KETTY, CB délire.

Quoi! je ne peux rien pour arrêter la hache que j’ai levée sur la tète de celui qui m'inondait de lumière el d'amour, rien dans ce monde! (**« dcdibcm««i ) Il faut donc que je meure pour aller implorer Dieu dans le ciel !

Toi mourir, entant !

KETTT, MBgloUnl.

Est-ce que vous ne voyez pas que je ne puis plus vivre... moi, fille coupable... épouse maudite I

DAVIS, plaanu.*

Mais ne parle donc pas ainsi à ton pau\ re père désolé, qui ne peut pas le convaincre... et n’a plus la force de te supplier, tant la douleur... le déchire... et l'accable, (u wmi* *«»Mr u*

■a »n'(e, A Jiocb*.)

KETTY, M jrUnl à wt parti.

Mon père !... (api»» vo uimo.) Et toute dite douleur... c'est moi qui l ai causée... Prenez courage... (s« Nktwu) Adieu, niun père f...

DAVIS

Où vas-tu?

KETTT, aree délira.

Je vais où m'emportera mon délire, je vais me perdre, si j'ai perdu lord Arthur !

DAVIS, wilul m lever.

Attends...

KETTT, h nlrniil, «l am WAImbwI.

Non... voire fille ne veut plus vous porter malheur... (s Aot-

rniul de lui avec la Mie du doctpotf.) UcstCZ... restez, 11)011 pèfC... (Elle l'tcliai K pu le fond.)

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