‹ Le secret des plaines d'Abraham [microforme]Chapitre 15 sur 56 · SCENE IX Les mêmes, plus Cuvilliers · texte numérisé non relu

SCENE IX Les mêmes, plus Cuvilliers

Cuvizziens. (Venant brusquement se jeter

entre les combattants.) Arrêtez!

Tous. (Surpris, le duel cessant.) Varin: | Bigot: Léa: (Voix natu- | De Montcalm : relle et à part.) | Hein! Qu'est-ce à dire?.. | Ciel! Eugène! | Bigrel.

Bior. (4 Cuvilliers.) Arrêter!.... mais pourquoi?....

Cuvizurers, (Désignant Léa.) Pourquoi?.... mais Parce que cette personne n’est pas celle que Vous croyez, et que le lieutenant Cuvilliers, c’est moi! VaARIN. (Surpris.) Lui!..…..

DE Monrcaim. (A part.) Je commence à comprendre...

Biaor. (/ronique.) Vous?.... mais alors. … Cuviziers. (Même jeu.) Oui, moi-même! Cependant, ayant entendu ler accusations que cette personne vient de Prononcer contre vous, chevalier Bigot je les approuve entièrement!. . e

D me pm ee te

De Monrcaix.

Hum!.... ça se compliquel..…..

Biaor. (Furieux, à Cuvilliers.)

Mais c’est une infamie, ça!.... et puisque vous osez venir ici pour soutenir de pareilles balivernes, espèce d'oiseau de nuit!.... (S'élancant, l'épée en avant.) eh! bien... c’est par vous que je vais commencer à frapper!....

De MonrcaLm. (Se jetant vivement entre eux.)

Bigot!.... on ne frappe pas devant moi un homme sans défensel. ... D'ailleurs, je m’oppose, formellement cette fois à tout autre duel!.... Le conseil de guerre décideral!.

Bicor. (Regaïînant effrontément.)

Faites donc vite, général, car, si je suis coupable, je veux être

puni au plus tôt!....

Cuvizuiers. (/ronique et désignant Léa qui, à ce moment, enlève son chapeau tout en rabaïssant le collet de sa capote.)

Malheureusement pour vous, M. j’Intendant, vous l’êtes déjà beaucoup, car vous venez d’avoir le triste honneur de lever l'épée contre une femme!.... e

LEA. (se jetant dans les bras de C'uvilliers.)

Mon Eugène !....

Cuviziers. (Vivement aussi.) Ma femme !....

DE MonrTcazm Bravo !....

VaRiIN. (Désolé.)

Malédiction !....

Bicor. (Avec rage.) :

L'enfer est contre nous!....(Après un temps.) Allons, venez, Varin, retirons-nous. .. .nous n’avons plus rien à faire ici. (Près de sortir à droite avec une insolente conviction.) Messieurs !.... Vous vous repentirez de cette arrogance....oui,....bientôt !.... : (IL sort suivi de Varin)

———— RIDEAU — (Fin du premier acte.)

ax — 44 —

ACTE 2 (La scène représente le Pont d'avant du navire amiral anglais:. le “Royal William”, et est éclairée par un beau soleil couchant, où la brise légère agite les quelques parties des voilures, qu'on y aperçoit!....Au ever du rideau plusieurs soldats, marins et malelots, vont et viennent

SCENE PREMIERE “Monckton, Townshend, Rous, Hatfield, et plusieurs soldats, marins et matelots. ” HATFIELD. (Après quelques instants de silence.) Ah ! Enfin, Messieurs, voici le colonel Jervis 1... . MoncxTo. (Allant voir, suivi de ses compagnons.)

Oui, en effet, vous avez raison, lieutenant Hatfield, c’est là notre Vaillant Jervis qui vient, et je reconnais parfaitement l’aviso de Clark qui le conduit.

Rous. (Se tournant du côlé gauche et ordonnant:)

Que l’on mette, à l'instant, une chaloupe à la mer!..…

ToOwNsHEND.

Allez-vous au devant de notre ami, capitaine Rous ?. Rous.

Comme vous Voyez, général Townshend !.... I] mérite bien cela ce brave garçon... -(Saluant.) Au revoir, messieurs, À tout à l’heure !....(1l enjambe le bastingage et disparaît.)

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