SCENE T
* Vergor, Rouvigny et plusieurs soldats.” VERGOR.
Riez tant que ça vous plaira, ça n'empêchera pas la vérité d'être la vérité : lorsque j'ai connu mon camarade, le sergent Rouvigny, il était d’une timidité. ... mais d’une timidité !.... Rouviany.
Ça, c'est vrai, vous savez, et j'aurais mauvaise grâce à le cacher. J'étais alors tellement timide, Messieurs, que j'en avais toujours le ventre rempli de coliques !....
Tocs. (Riant à gorges déployée.)
Ah!.... Ah!.... Ah !.... allons donc!....
RouvianY.
C'est comme je vous le dis!.... laut que je vous raconte comment j'ai réussi à connaître ma fiancée... c'est trop drôle !.... Tous. (Joyeux.) Oui, oui.... c’est cela. ... contez-nous ça, sergent !.... RouviGxY. (Se levant debout.)
Eh ! bien, mes petits agneaux, c'était, naturellement, à Versailles,
depuis longtemps, déjà, je la connaissais. ... de vue !.... et. va sans
NU
dire, j'en étais follement épris, autant, du moins, qu'on peut l'être lorsqu'on est timide, Cette chérie de mon cœur se promenait, habituellement, dans les jardins publics, et, vous comprenez, attaché à ses pas, je la suivais aussi fidèlement qu'un canic : mon seul désir était de pouvoir engager, avec elle, un brin de mversation, Or, Vous savez que si trop gratter cuit, trop parler nuit !.... L'ange de mes rêves s’assied donc, un bon jour, sur l’un des banes du boulevard de la Pompadour : à l'instant, je suis son exemple et prends place juste derrière elle, étant donné qu'elle s'était assise de côté. Je fus, évidemment, pendant plusieurs instants, à chercher un prétexte pour entamer la conversation, mais la timidité, hélas, étouffait en moi l'imagination des idées !. Tout à coup, ô bonheur !.... un papillon vint tomber sur son châle ; C'était une fortune pour moi, du moins, j'eus la naïveté de le croire. Alors, d'un élan majestueux, je parvins à m'articuler la langue, Ah! Mademoiselle, lui dis-je, vous avez une bête derrière vous !.
Tous. (Riant à gorge déployée.) ABS ARE. SL ABT Bon !.... très bon !.
Rouvicxy. (Continuant.) Oh! mon Dieu ! Monsieur, me répondit-elle, en se retournant vers moi, avec une expression d’effroi ; je ne vous savais pas à 1... Tous. (Riant toujours.) C’est épatant !..
VERGOR. (Même jeu.) N'est-ce pas... Messieurs ?.... et À voir Rouvigny aujourd’hui, il est impossible de le reconnaître !. N'est-il pas vrai qu'il est devenu très fort ?....
Rouviany. (Avec comique orqueil.) Vous l'avez dit, mon lieutenant, en fait de “forts... sûr ” n'ai plus mon pareil !....
Tous. (Applaudissant.) Ah !.... Ah!.... Ahl!.... Le farceur de sergent !. Rouvianry. (Reprenant sa place première.) Ah !.... vous me trouvez farceur, vous autres ?.... Eh bien !
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UT
vous n'êtes pas difficiles. Pour revenir à mon !::101re, c'est depuis lors qu'Yvonne fut mon amie, pour devenir, n pa jus tard, charmante fiancée, et, à ce moment, ma mertsile timidité ’eniut sous le fluide divin de ses yeux.
VERGOR, (Rigolar.i.
Elle lui devait bien cela !....
Tous. (Même je:..)
VErGor. (Se levant debout.)
Allons, Messieurs, si vous voulez avoir le temps rmir un peu avant l'aube, rentrez !.... (Tous se lèvent debout.) Vous, Gravel, (11 s'adresse à un des figurants) vous aurez à relever la sentinelle dans une heure, ne l’oubliez pas !.... (D'un geste à tous) Allez !. (Tous les soldats saluent et entrent dans la cabane où ils disparaissent.)