‹ Le secret du gouffreChapitre 4 sur 32 · LE PÈRE ET · texte numérisé non relu

LE PÈRE ET

avait traîné la plus malheureuse reprocher à son indigne mari, vaincue dans cette lutte quotif peine, laissant à Torpheline, al

de douze cents francs, dernier « Et c'est ce monsieur-là

ma bonne Paule? » s'écria To Mme Duval essaya d'expl

caractère faible, prompt à ?

bonnes que les mauvaises, <

en d'assez vilaine compagp

étaient nées ses fautes,

volonté, à l'absence d'une

idées.

« Oui, interrompit se*

plus doucement vos pai

ce monsieur n'est qu'u

qu'il est capable de ton

— Oh ! je vous trc murmura très affectui

— Non, je ne suie amie. Voyez-vous, i' natures veules qui * suivent que des < vanité.

— Hé ! mon oi des gens. Qui ne chimère? »

L'oncle Arno^ pauvre, et les p Or, chez lui.

une très grande noblesse d'âme, la susceptibilit<^ élail parliculièremenl ombrageuse.

Il se redressa sur le fauteuil où il s'était enfoncé et sa voix se lit brusquement âpre.

« Oui; je vois ce que c'est. Vous êtes restée sous le coup des railleries de ce monsieur faisant allusion à mon « trésor », vous aussi, vous me prenez pour un vieux fou, hanté d'illusions maladives et qui passe sa vie à rêver, les yeux ouverts....

— Oh ! mon oncle, interrompit-elle vivement, je vous prie de croire

— Oui, oui, oui, poursuivit-il, s'animant à mesure qu'il parlait, (l'est cela; c'est bien ça. Le vieil Arnold Winkelried est un maniaque, un toqué, un galeux, que sais-je encore, parce que, depuis dix ans qu'il a mis la main sur un document précieux, il aflirme qu'il possède une fortune dont, tôt ou tard, bénéficieront les enfants de son cher parent Duval, les êtres qu'il chérit le plus au monde. Et, ne fût-ce qu'en raison de celle affection sincère, on pourrait le ménager plus qu'on ne fait. »

Il avait les larmes aux v^ux. Mme Duval ressentit le contrecoup de celte émotion. Klle en fut très affligée.

(' Je suis désolée, mon oncle, que vous ayez pu interpréter de la sorte les paroles les plus innocentes du monde. Je vous jure que ma phrase n'avait qu'un sens général et qu'il n'y a dans mon cœur qu'un sentiment égal à mon alTection pour vous, mon respect. »

Peu à peu, grâce au charme naturel de son caractère, elle parvint à calmer cet emportement d'une fierté trop vétilleuse.

Toutefois, ce ne fut pas sans une dernière apostrophe que le vieillard revint à sa première sérénité.

Page 1