UNE DELLE
charger à leur guise. Les chev à terre et, leurs lances en av; violence sur les Confédérés ( tuèrent soixante hommes et ff de Lucerne, sans avoir perdu « Les Suisses, dont les h d'un tiers, ne pouvaient at fer. Le désordre se mettait < sion de la chronique zunV lorsque, soudain, un hor père de dix enfants et tenr fit entendre ce cri sublii et de mes enfants. Je va « Aussitôt, jetant son mandes; il en embrass étreinte; il les immob propre corps, qu'elle dans ce splendide dév « Mais sa mort ai la brèche ainsi ouver les rangs de Tarmé « Terribles, ils ' la hache, de la hal" d acier et les cvè Morgenslern, cette dont elle est lu' d' « étoile du r « Alors, Tarn un mortel carr morts. Et les champ de bal
50 LE SILCRET DU GOLFFnE.
rapporlent en grand honneur à Melclital le corps de Winkelried, mort pour la pairie. »
Là s'arrêlail le récit de l'oncle. Il avait empli d'une religieuse iidniiration Mme Duvai, le pensif Arnold et l'enthousiaste Lucile. Pierre lui-même avait (éprouvé le frisson des ^sles épiques, et n'avait pu s'empêcher de jeter un cri qui traduisait l't'lan de son cœur généreu.x.
« Voilà un honnne hrave, oncle Arnold! Vous devez être bien lier de descendre «le lui? Je voudrais en faire autant quand je serai soldat! »
Mais Jeanne ne dissimulait point une moue. Elle avait eu une déce]»tion, ayant demandé une " longue histoire », et celle de ce " gendarme » élait bien courle.
Par bonheur pour elle, le vieillard était en verve. Il avait découvert, parmi de très anciens papiers, un manuscrit qui lui avait enfin révélé la véridique aventure de ce sire de Granchamp, comte de Cosne, dont il trouvait naguère la première version par trop invraisemblable.
Et ce fut cette aventure, définitivement mise au point et acquise à l'histoire, qu'il narra à son jeune auditoire, à la grande satisfaction de Jeanne.
Elle offrait h des imaginations d'enfants un intérêt bien plus vif que la glorieuse tradition du héros de Sempach. Le i)ersonnage de Philippe de (jranchamp, seigneur de (^osne, si inconnu (ju'il fût aux historiens, n'eu appartenait pas moins à la famille des aventuriers célèbres. En outre, son souvenir se ratlacliait directement au problème du fameux « trésor » Jont la découverte préoccupait l'esprit du vieil officier. Ce fut donc avec une satisfaction personnelle qu'il aborda le sujet.
« Il faut vous dire, mes enfants, commeiiça-t-il, que l'homme dont je vais vous parler était une sorte de vaurien, si j'en crois