‹ Le secret du Nouveau testamentChapitre 12 sur 46 · LES ÉGLISES FONDÉES PAH SAINT PAUL · texte numérisé non relu

LES ÉGLISES FONDÉES PAH SAINT PAUL

Evêques qui devaient avoir la direction générale. Ils distribuèrent des copies des Ecritures et écrivirent un grand nombre de lettres pour être lues publiquement dans les congrégations.

Paul fit tout cela évidemment avec la pensée que ces corps organisés de croyants continueraient à exister après lui et après la délivrance des Saints. Ces Eglises ont été les mères de toutes les organisations chrétiennes parmi les nations. Les douze Apôtres qui travaillèrent en Terre-Sainte n’eurent pas l’occasion d’organiser des Eglises. Jérusalem était leur quartier général et son Eglise comprenait tous les croyants du pays, si on en excepte le groupe des convertis à Antioche. Les Apôtres euxmêmes et les sept diacres gouvernaient toute l’Eglise en Samarie, en Galilée et en J udée. Ils avaient été informés par le Maître que la nation, en Palestine, devait être exterminée ou bannie, et que, lorsque le temps de leur délivrance viendrait, Israël serait rejeté et qu’il n’y aurait plus une seule secte de chrétiens juifs.

Ils ne savaient pas, cependant, que les Annales sacrées seraient transférées aux nations, et qu’une Dispensation des Gentils succè-

devait à la Dispensation juive. La connaissance de ce fait fut communiquée seulement à Paul et cachée aux douze. Ces choses étaient celles que Pierre trouvait «difficiles à comprendre. » Les prosélytes Gentils, qui formaient une grande partie des Eglises de Paul, n’avaient jamais été sous la Loi et ne pouvaient pas, en conséquence, tomber sous la malédiction. Ils ne pouvaient pas être frappés de la condamnation Aïonienne, car, en tant que Gentils, ils n’avaient pris aucune part amrejet du Messie. Il faut surtout remarquer ceci : Dans toutes les Eglises à l’extérieur, dans celle de Rome et de Corinthe et dans les nombreuses Eglises de l’Asie-Mineure, y compris les sept Eglises à qui saint Jean avait annoncé la Révélation, il y avait des centaines de croyants qui, par naissance, ou descendance, n’étaient pas Juifs; ils étaient incirconcis. S’ils n’étaient pas fidèles jusqu’à la fin, ils ne recevaient pas le don de l’immortalité ; mais ils ne faisaient pas partie des tares qui devaient être brûlées. Cependant ils ne devaient pas être recueillis parles Anges. De ces Eglises « une devait être prise et l’autre laissée. » La translation, au dernier jour, ne devait se passer que pour celles des grandes

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