LE CHRIST PORTEUR DE LA NOUVELLE SEMENCE
Il a fallu presque deux mille ans pour que la nourriture solide que l’Apôtre retenait, et qui, par conséquent, n’était pas contenue exotériquement dans leurs enseignements, lût adaptée aux esprits des classes éduquées. Mais aujourd’hui une nouvelle Dispensation luit sur le monde et, par conséquent, le mystère peut et doit être révélé. Non seulement les instincts religieux réclament cette nouvelle nourriture, qui se trouve dans la signification intérieure de la loi de Moïse, des Psaumes, des Prophètes et du Nouveau Testament, mais la nouvelle Dispensation est si intimement liée à ce mystère, — le suivant comme l’elïet suit la cause, — que son avènement même dépend de la reconnaissance de la vérité telle qu’elle est contenue en Jésus-Christ. La parole de Dieu se trouve
dans le cœur de celui qui s’ouvre à son influence. « Car ce commandement que je te prescris aujourd’hui, n’est point trop élevé au-dessus de toi. Il n’est pas dans les deux pour te donner lieu de dire : Qui est-ce qui montera pour nous aux deux et nous l’apportera pour nous le faire entendre, afin que nous le fassions ? II n’est point aussi au delà de la mer, pour te donner lieu de dire : Qui est-ce qui passera au delà de la mer pour nous, et nous l’apportera, afin de nous le faire entendre, et que nous le fassions ? Car cetle parole est fort proche de toi ; elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu l’accomplisses. » (Romains X, 6-8.)
Le mystère que contenait la loi était, nous l’avons déjà dit, le principe Divin-Féminin ; et le mystère du Christ se cachait dans sa nature androgyne. Il était le second Adam à l’image de Dieu par ce fait : qu’enfoui dans sa nature extérieure, masculine, se trouvait le principe Divin-Féminin. Ce principe n’a jamais été entièrement retiré de la terre, et il nous est dit que jamais Moïse n’aurait pu donner la loi, s’il n’avait pas possédé organiquement ce principe. Un lien atomique latent a toujours existé
1,E CHRIST
entre ce principe et les organismes humains, mais il n’a été vraiment manifesté que dans des cas très rares. Les exemples bibliques les plus remarquables de cette manifestation sont Melchisédech, Moïse, Élie et Jean- Baptiste. Nul doute que ce principe ne fût développé à un haut degré chez les Sages et les Fondateurs des religions. Le Christ Jésus possédait encore un principe supérieur à celui-là. Mais le cas le plus inléressant pour les Juifs est celui de Moïse, dont il est dit que Dieu lui-même l’ensevelit et qu’aucun homme jusqu’à ce jour ne sait où est son sépulcre.
Le fait que nous ne trouvons, dans les Écritures, aucun récit de la mort de ceux qui ont été ainsi exceptionnellement favorisés, suppose une transformation spéciale des éléments atomiques de leur corps. Ce que nous lisons au sujet delà dispute qui eut lieu entre Michel et Satan, à propos du corps de Moïse, représente la lutte pour la possession de ces éléments organiques Di vin-Féminin (1). Car si
(1) Nous lisons dans l’Epître de saint Jude, V. 9 : « Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : « Que le Seigneur te réprime » .
les pouvoirs du mal pouvaient être les plus forts, leur victoire sur l’homme serait assurée.
C’est par le moyen de l’introduction de ce principe sexuel interverti dans l’univers nouvellement créé, que les démons cherchèrent à remporter la victoire et à étendre la sphère de leur pouvoir et de leur domination. L'histoire de ce que l’on a appelé la chute, raconte, dans un langage symbolique, le succès de cette tentative. On a suffisamment écrit pour chercher à expliquer la manière dont le sens extérieur des Écritures sacrées enveloppe la signification intérieure, et pour éclaircir les doutes et les difficultés qui. s’élèvent dans quelques esprits, parce qu’ils sont incapables de concilier ce masque de la parole avec leur raison et le sens commun.
Il suffira de dire ici que la conséquence de l’imprégnation du pur principe féminin par le virus, ainsi injecté dans l’humanité à travers la création animale inférieure, fut d’infecter le courant de vie divin bi-sexuel à la source même de notre monde. L’Adam Di-sexuel à l’image de Dieu fut d’abord infidèle au divin féminin en lui-même, et étant devenu animal,
LE CHRIST
Dieu vit qu’il n’était pas bon pour lui d’être seul ; de là, la séparation d’Ève. Alors vint l’union impure entre celle qui avait été le céleste féminin, représenté par Eve, et le masculin infernal, représenté par le serpent. Adam, qui, à l’origine était ouvrier avec Dieu et un vaisseau pour recevoir le bien spirituel fut, par sa chute, assujetti au diable et devint un vaisseau propre à recevoir le mal spirituel. Dès lors, le courant des deux sources coula parallèlement en lui. Primitivement, sa nature spirituelle était bonne, puisqu’elle procédait de Dieu; mais, secondairement, elle était mauvaise, puisqu’elle était envahie par le diable. Doué de ce caractère composé, il avait le pouvoir de procréer à sa ressemblance, et la direction à donner à ce pouvoir intéressait les éléments opposés du bien et du mal abstraits. De fait, c’est là que se trouvait le point de leur lutte essentielle.
La descendance du corps d’Adam était double — mâle et femelle ; — une partie suivit la nature des éléments parents primaires, et l’autre, celle des éléments parents secondaires; ainsi, la descendance de sa nature spirituelle fut aussi double — le bien et
le mal ; une partie suivit le caractère primaire et l’autre le caractère secondaire de l'élément spirituel. En d’autres mots, Adam eut deux classes d’enfants spirituels, — l’une, comme lui-même, premièrement de Dieu et secondement du diable, dont Abel lut un spécimen ; l’autre, premièrement du diable et secondement de Dieu, dont Caïn fut un spécimen. (Voyez I. Jean III, 12.)
Ainsi, l’humanité est divisée spirituellement en deux classes de caractères originaux différents, qui procèdent respectivement du bien et du mal. L’explication que Jésus donne de la parabole de l’ivraie et du bon grain coïncide tout à lait avec cette théorie : « Or, il répliqua : Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme; le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les Fils du royaume; l’ivraie, ce sont les Fils du malin ; l’ennemi, c’est le diable qui l’a semé. » (Saint Matth. XIII, 37-39).
Remarquons ici qu’il est question de deux classes de personnes (non pas seulement au point de vue des qualités morales), qui sont représentées par la bonne et la mauvaise semence. C’est à ces deux classes qu’il est fait
LE CliniST
allusion dans (Genèse III. 15), sous les noms de « la semence de la femme », et la « semence du serpent », et leur lutte, ainsi que leur destinée finale est prédite. Pour preuves à l’appui, voyez saint Matth. XI, 19; XV. 13; XXIII, 33; saint Jean VIII, 38-47 ; X, 26, 27).
La perversité de la race humaine se présente donc sous deux aspects. La semence de la femme a été dépravée, comme Adam l’avait été après la chute. Adam et Eve n’ont cependant pas été pervertis dans leurs esprits originels et individuels, qui sont de Dieu, mais par suite de leur association spirituelle avec le diable, qui les a asservis à lui. En d’autres mots, ils ont été possédés de l’Esprit de ce monde. Cependant, ils ne sont pas des démons. La divinité de leur origine résulte du fait qu’ils entendent et, reçoivent la parole de Dieu, lorsqu’elle vient à eux. « Celui qui est issu de Dieu, écoute la parole de Dieu ». (Saint Jean VIII, 47).— « Mes brebis entendent ma voix ». (X, 27). D’un autre côté, la semence du serpent est dépravée ainsi que Caïn l’était, — non pas seulement par la combinaison avec le Diable et son assuiettissernent à lui, mais par une identité originelle et spirituelle avec lui. Ceux de cette
classe ne sont pas seulement possédés du Diable, ils sont radicalement des Diables eux-mêmes. Et le caractère distinctif de leur origine est prouvé par le fait qu’ils ne prêtent pas l’oreille à la parole de Dieu. « Vous, vous ne les écoutez pas (les paroles de Dieu), parce que vous n’êtes pas issus de Dieu. » (Saint Jean VIII, 47 ; X, 26). Jésus leur dit: « Vous avez pour Père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre Père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le Père du mensonge... Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu. » {Idem).
Le changement organique que la race humaine subit en conséquence de sa chute dans la matérialité, est indiqué par ces paroles : « Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peaux et les en revêtit. » Il est plusieurs fois fait allusion à ce fait dans la Kabbale juive, et les mystiques nous ont conservé ces documents.
Ainsi nous lisons dans le Zoliar : « Lorsque
lu cimrsT
Adam demeurait dans le jardin d’Éden, il était habillé d’un vêtement céleste, qui est un vêtement de lumière céleste, mais- lorsqu’il fut chassé de l’Éden et qu’il se trouva assujetti aux besoins de ce monde — qu’est-il écrit? Jéhovah Elohim lit des vêtements de peaux à Adam et à sa femme et il les en revêtit, car, avant cela, ils avaient des vêtements de lumière. »
C’est ainsi que l’homme a perdu sa ressemblance originelle avec Dieu. Depuis ce moment, par suite de la séparation clés sexes en deux moitiés solides, qui ne savent laquelle appartient à l’autre, la vie de l’homme, sur la terre, n’a été qu’une vie de chagrin, de maladie, de péché, car chacune de ces moitiés est le réceptacle d’une force sexuelle impureau lieu d’une force pure. Ainsi, l’homme continue à procréer une descendance impure; il viole les lois de la nature et donne essor aux passions de la lapine, de la violence que la convoitise infernale a générées dans son organisme.
Mais ce triste état de choses doit avoir une fin. Dieu a promis que la semence de la femme écraserait la tête du serpent; et dans un chapitre précédent (1) nous avons cité les paroles
(1) Chapitre XXIX. L’avènement «Iti Saint-Esprit. Page 318.
de saint Jean affirmant qu'il avait vu le Saint- Esprit descendre du ciel sous forme d’une colombe, et s’arrêter sur la tête de Y Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Ce langage signifie beaucoup plus que ce qui est généralement entendu par l’expiation.
Les bonnes nouvelles que les Anges annonçaient comme venant avec la naissance du Christ, n’auraient pas élé une nouvelle pour le monde, si leur message avait seulement été une proclamation de pardon. Depuis le commencement du monde, le pardon avait toujours été promis au pénitent. Dieu s’était présenté à Moïse comme « miséricordieux et bien lent à la colère ». Mais Jésus, en proclamant non seulement la miséricorde de Dieu, mais en affirmant, en outre, que sa mission était de sauver son peuple du péché et de la mort , apportait en vérité la « nouvelle d'une grande joie ! »
Il y a une ligne de démarcation très nette entre la Dispensation avant la manifestation du Christ et la Dispensation après. Nous affirmons, nous avons démontré et nous démontrerons plus abondamment encore, que la venue de Jésus-Christ a opéré une révolution complète
LE CHRIST
dans la condition spirituelle de la race humaine. Les saints de l’Ancien Testament prévoyaient la venue du Christ — le Sauveur promis — et se réjouissaient des bénédictions qu’il devait apporter. On peut demander si les saints de l’Ancien Testament ne furent pas sauvés. Nous répondrons : Oui ; mais non pas avant que le Christ fût venu dans la chair. Ils sont morts dans la foi, sans avoir reçu les promesses, mais les ayant vues de loin. (Hébreux XI, 13). Leur foi, semblable à un câble qui relie un vaisseau au rivage, les reliait à un salut futur. Le but final de leur foi, le rivage qu’ils espéraient, était la sainteté parfaite ; mais ils ne pouvaient pas atteindre ce rivage avant que le sang de la nouvelle alliance ne fût répandu. Alors les saints, sur la terre et dans le ciel, reçurent la récompense de leur foi, et même le salut de leurs âmes. Saint Pierre nous dit nettement, au second chapitre des Actes des Apôtres, que « David n’était pas encore monté au ciel, parce que le Christ n’était pas ressuscité ».
Si l’on demande : Les saints de l’Ancien Testament n’étaient-ils pas nés de Dieu avant le temps de la nouvelle alliance? nous répon-
drons: Non, car Christ fut le premier né d’entre ses frères (Rom. VIII, 29.), « le premier né d’entre les morts » (Col. I, 18). Les saints qui avaient vécu avant lui étaient les héritiers du Fils qui devait venir, c’est-à-dire que Dieu leur avait promis qu’ils seraient faits participants de la nature divine dans un temps futur. Ils étaient des enfants à venir, mais pour le présent ils n’étaient que des serviteurs, et ils ne reçurent pas l’esprit d’adoption jusqu’à ce que la Dispensation chrétienne fût venue. (Voyez Gai. IV, 1-7.)
Sûrement, tout ce que nous avons avancé ici, en nous fondant sur les paroles des Apôtres, doit montrer clairement que la mission du Christ, comme Sauveur du monde, était bien plus importante que les Églises ne l’ont jusqu’ici enseigné; car elles se sont contentées d’indiquer que le sang humain répandu sur une croix servait d’expiation aux yeux d’un Dieu irrité qui ne se contentait plus des sacrifices des animaux selon l’ancienne alliance juive.
Elles n’ont pas suffisamment montré que, dans le Christ, nous avons le nouvel Adam, et qu’il est venu pour apporter une nouvelle vie au monde — cette vie qui a été perdue par le
LE CHRIST
premier Adam, lequel a été assujetti à la mort par sa désobéissance. Le Christ que nous avons la mission de prêcher est la nouvelle semence qui, selon la promesse de Dieu, devait arriver à la plénitude des temps — la semence de la femme qui devait écraser la tète du serpent. Mais il faut bien comprendre que la semence ici promise est celle du Féminin-Divin, le second Principe dans la Divinité, — ce saint pouvoir féminin appelé par saint Luc le pouvoir du Plus Haut. C’est ce pouvoir que l’ange Gabriel annonça à la mère terrestre du Christ; qui devait l’adombrer, en sorte que Celui qui devait naître d’elle serait appelé le FilsdeDieu.
Le Divin-Féminin descend en premier lieu sur la femme, et la méthode de sa descente est l’intermédiaire du Saint-Esprit. Le Pneuma est, de fait, l’esprit qui donne à l’homme la conscience de l’influx du Divin-Féminin, comme cela eut lieu pour le Christ, lorsque cet esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe. C’est par l’opération de cet esprit, dans l’organisme de l’homme, que la nouvelle révélation descend en lui et lui communique cette vérité fondamentale qu’il est un être hiun au service d’un Dieu bi-un, et que, aussi
longtemps qu’il n’aura pas retrouvé l’image perdue de son créateur, il ne pourra pas être re-uni à Lui.
La signification de la descente de ces langues séparées (fendues), le jour de la Pentecôte n’a jamais été reconnu par les Eglise's comme indiquant la nature et les fonctions du Saint-Esprit. Peut-être même, que les disciples ne le comprirent pas alors complètement. Mais aujourd’hui, le sens intérieur de cette manifestation est révélé. Les longues fendues, comme ces langues de feu, symbolisaient la nature double (deux-en-un) de la puissance bi-sexuelle, et la forme de langue signifiait que la Parole ellemême avait été ainsi manifestée. Le bruit qui venait du ciel, et qui était semblable à un violent coup de vent, représentait la nouvelle naissance spirituelle. Ainsi que le Seigneur le dit à Nicodème : « Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : il faut naître d’en haut ; le vent souffle oùil veut et tu en entends le son, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l’esprit. »
Or, Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui. Je ne le connaissais
LE TÉMOIGNAGE DE JACOB BOEHME, LE THÈOSOPHE JNSPlltÉ DU XVI0 SIÈCLE (1575)
Nous avons fidèlement tenté d’exposer aussi clairement que possible devant nos lecteurs tout ce qu’il nous a été donné de comprendre au sujet de la question la plus importante qui soit pour l'humanité c’est-à-dire la véritable nature de l’efficacité du sang du Christ.
Il y a plus d’un quart de siècle que, seule, dans un beau jour d'été, nous contemplions la vaste étendue d’eau du Pentland Firth, qui sépare la côte nord de l’Ecosse des îles Orcades. Autour de nous, rien que le ciel et la mer qui se brisait sur la côte sauvage et rocheuse. Dans ce silence solennel, une voix, qui semblait descendre du ciel, frappa littéralement notre oreille et nous révéla qu’une mission nous était confiée, celle de faire connaître cette grande vérité que nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs. Mais, en le faisant, nous sentons avec tristesse
que, quelque sacrée que soit pour nous cette mission, elle est loin d’être appréciée de la même façon par ceux qui nous lisent ; car, petit est le nombre de ceux qui sont prêts à reconnaître la vérité lorsqu’ils l’entendent proclamer. Quelques-uns seulement comprendront, mais beaucoup, qui restent attachés aux enseignements de l’Eglise, s’étonneront que nous osions proclamer aussi gravement la signification réelle et la grande importance du sang du Christ, et se demanderont si notre interprétation est vraie. Car, d’après l’enseignement littéral qui leur a été donné, ils croient qu’il s’agit d’un sacrifice matériel, de sang physique répandu pour apaiser la colère d’un Dieu irrité, qui ne veut plus se contenter des sacrifices d’animaux, ceux-ci n’ayant été jusqu’alors que le symbole de cette nouvelle vie que le Père miséricordieux avait promis d’envoyer au monde, pour sauver ses enfants qui, de leur état divin, étaient tombés dans l’état animal en écoutant la voix de l’esprit malin si bien représenté par un serpent !
C’est lorsque nous sentions la faiblesse de nos propres paroles et notre impuissance à donner une idée adéquate de l’importance
extrême de cette vérité pour l’humanité, qu’il nous a été spirituellement indiqué de recourir aux ouvrages du plus grand Voyant et du plus profond Théosophe que le monde ait jamais connu, afin de, voir si, dans ces pages inspirées, nous trouverions des passages qui viendraient à l’appui de nos affirmations. Et chose étrange, les premières paroles sur lesquelles nos yeux sont tombés en ouvrant un de ces volumineux ouvrages, nous semblent être exactement ce dont nous avons besoin pour fortifier notre argumentation. Aussi, nous bâtons-nous de transcrire quelques-uns de ces passages. Iis seront utiles aux personnes qui ont besoin de preuves supplémentaires parce que leur intuition n’est pas encore assez développée pour les conduire dans toute la vérité.
Nous ajouterons seulement, à ces remarques préliminaires, que le langage et le style de notre auteur, datant de trois cents ans, est plus difficile à comprendre que nous ne le voudrions, et exigera, de la part des lecteurs, une attention soutenue. Mais chacun ne sera-t-il pas prêt à faire un eiïort pour s’instruire sur la vérité la plus importante qui ait été donnée à l’homme — savoir la véritable mission du
Sauveur sur la terre, et de quelle manière il est le sauveur de l'humanité, ce Sauveur, qui est aussi appelé « le premier né < Ventre les morts » et le « premier né d'entre plusieurs frères . »