Pour finir — que tous soient avertis de ne pas
condamner s’ils ne comprennent pas certaines choses, et ainsi de se juger indignes du pain des enfants.
La raison pour laquelle si peu de personnes comprenr eut les Saintes Ecritures (que beaucoup lisent cependant), est, que peu d’entre elles abandonnent leur volonté pour obéir, et la régénération est la qualification nécessaire pour atteindre la véritable sagesse. De là résulte que, pour un esprit corrompu, les sermons même du Seigneur lui-mème (qui parlait comme nul homme n’a jamais parlé) sont cachés. Et aucun des méchants ne comprendra , mais le sage comprendra.
Plus tard, nous donnerons encore un autre chapitre des œuvres de ce grand parmi les Théosophes, Jacob JBoéhme, afin que le lecteur comprenne mieux les trois principes dans FÊtre Divin (1).
(1) Voyez Appendice.
LES JUIFS
Le crédit que mérite la Bible, dans son ensemble, est identifié au crédit que mérite Jésus-Christ. Celui qui discrédite l’un, discrédite l'autre. Celui qui aime Jésus-Christ et qui connaît le pouvoir de sa grâce, aime la Bible dans son ensemble, et sait qu’elle est un véhicule de vérité et de vie spirituelle.
On ne s’est pas suffisamment arrêté à considérer le. fait que Notre Seigneur cilait constamment les Écritures juives, et, dans ses discours, s’appuyait sur leur autorilé. A chaque instant, il renvoie le lecteur aux principaux livres de l’Ancien Testament (1).
Les passages suivants, dans lesquels l’Ancien Testament est désigné par les diverses
(1) Le lecteur pourra vérifier lui-même la liste suivante deréférences. Le Ohrist renvoie ses auditeurs au livre de la Genèse, dans saint Mattli. XIX, 4-5; XXIV. 37; saint Luc XVII, 29. — A i/Exode, dans saint Mattli. V, 21, 27, 33, 38
LES JUIFS
expressions de : « la loi et les Prophètes », « les Écritures », etc, montrent la façon respectueuse avec laquelle Jésus parlait toujours des livres sacrés : « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir, car, en vérité, je vous le déclare, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient disparu, un seul i ou un seul jambage ne disparaîtra pas de la loi avant que tout n’ait été réalisé ». (Saint Matth. V, 17-18.) « Et il leur dit : O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce dont ont parlé les prophètes! ne fallait il
XV, 4; XIX, 18-19; XXII, 32. — Au Lévitique, dans saint Matth. V, 43 : saint J tau VII, 22. — Aux Nombres, dans saint Matth. XII, 5; saint Jean III, 14. — Au Deutéronome, dans saint Matth. IV, 4, 7, 10; V. 31 :XIX, 7-8; saint Jean, VIII, 17. — A Samueit, dans saint Matth, XII, 3. — Aux Rois, dans saint Matth. XII, 42; saint Luc IV, 25, 26, 27. — Aux Chroniques. dans saint Matth. XXIII, 35. — Aux Psaumes, dans saint Matth. V, 5; XXI, 16, 42; XXII. 43; XXVII, 46; saint Jean VII, 42; X, 34; XIII, 18; XV, 25. — Aux Proverbes, dans ?aint Luc XIV, 8. — A Esaïe, dans saint Matth. XIII. 14; XV, 8; saint Marc IX, 44; saint Luc IV, 18-1 9 ; XXII, 37 ; XXIII, 30. — A Jérémie, dans saint Matih. XXI, 13 — A Daniel, dans saint Matth. XXIV, 15. — A Osée, dans saintMatth. IX, 13; saint Luc XXIII, 30. — A Jonas, dans saint Matth. XII, 40; XVI, 4. — A Miciiée, dans saint Matth. X, 35-36. — A Zacharie, dans saint Matth. XXVI, 31. — À Malaciiie, dans saint Matth. XI, 10, 14.
pas que le Christ souffrît ces choses et qu’il entrât dans sa gloire ? Et ayant commencé depuis Moïse et depuis tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait ». (Saint Luc XXIV, 25, 27.) « Vous scrutez les Écritures, parce que vous possédez en elles la vie éternelle, et ce sontelles qui témoignent pour moi ». (Saint Jean V, 30.)
Jamais le Christ n’a douté de l’Ancien Testament. Il cherchait toujours à fortifier la foi des Juifs dans leurs Écritures. Tout en préparant le chemin pour l’abolition des institutions rituelles de Moïse, et tant que la période qui leur avait été assignée n’était pas finie, il respecta scrupuleusement l’autorité de ceux qui occupaient le siège de Moïse. (Voyez saint Matth. XXIII, 2, et VII, 4). Et enfin, la manifestation de Moïse et d’Elie, à côté de lui, sur la montagne et dans la gloire, scellèrent son alliance avec la loi et les prophètes.
Nous devons aux Juifs, non seulement l’Ancien Testament, mais aussi le Nouveau. Si nous n’avions reçu que l’Ancien, nous devrions déjà le regarder comme une acquisition d’une valeur extrême, à cause de ses doctrines et de son histoire, qui nous révèlent si bien le
LES JUIFS
caractère et la volonté de Dieu, ainsi que la méthode qu’il emploie avec l’humanité. Mais, si nous considérons que c’est par l’intermédiaire des Juifs que nous avons reçu le don de Jésus-Christ et son Évangile, notre reconnaissance n’ira pas seulement à Dieu, qui est le premier dispensateur, mais aussi aux Juifs, qui ont été l’intermédiaire à travers lequel le salut est venu dans le monde. Les Gentils n’étaient que les branches de l’Église primitive : les Juifs ont été sa racine et son tronc. Eux seuls étaient prêts pour recevoir le Christ, à cause des promesses qui leur avaient été faites et de l’attente où ils étaient à son sujet. Si le Christ avait commencé son ministère dans n’importe quelle autre nation, il est probable qu’il aurait eu très peu de disciples.
Pendant des milliers d’années, Dieu avait discipliné les Juifs, et immédiatement avant l’avènement du Christ, Jean le Baptiste fut envoyé dans le but spécial de préparer le chemin pour la venue d’un nouvel influx de Dieu. Aussi, Jésus disait-il avec raison « le salut est venu des Juifs». Saint Paul aussi déclarait que les Gentils étaient leurs débi-
teurs, et avaient été faits participants des choses spirituelles.
Quelque nombreux que soient leurs péchés et quelque grand que puisse être le courroux du Seigneur contre eux, le devoir des Gentils à leur égard doit être déterminé non pas par leur caractère et leur conduite, mais par ce que nous connaissons des intentions que Dieu a réalisées en eux. Et d’abord nous voyons que leur droit de naissance a été loyalement reconnu; car Dieu promit à Abraham qu’il serait un Dieu pour lui et pour sa postérité et que, dans sa postérité, toutes les nations seraient bénies.
La distinction que Dieu faisait entre les J uifs et toutes les autres nations, dans l'alliance qu’il conclut avec eux, est clairement indiquée par le passage suivant : « Car tu es un peuple consacré à l’Eternel ton Dieu : Y Eternel ton Dieu t a choisi, afin que tu sois un peuple précieux, d’entre tous les peuples qui sont sur l’étendue de la terre (Deut. VII, G). En qualité de Gentils, nous avons des raisons de rendre grâce à Dieu de ce que les bénédictions accordées à Abraham et à sa postérité s’appliquent à toutes les familles de la terre.
LES JUIFS
Les deux alliances appartiennent aux Juifs. Au sujet de la première, aucun doute n est possible; et le Christ, qui est venu pour établir la nouvelle alliance, a dit expicitement : Je ri ai 4lé envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. Au début de leur mission il dit aussi à ses disciples : « N’allez pas du côté des Gentils... mais dirigez-vous plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (Math. X, 5 6). Et même lorsque, après sa résurrection, il leur donna la mission d’enseigner toutes les nations, c’est à Jérusalem et en Judée qu’il les envoya en premier lieu pour prêcher l’Evangile. (Voyez saint Luc, 24, 47. Actes I, 8). La nouvelle alliance a été promise au même peuple qui avait reçu l’ancienne, — à la maison d’Israël et à la maison de Juda, le peuple dont Dieu avait conduit les pères hors du pays d’Egypte. Quoique saint Paul eût été choisi pour être l’apôtre des Gentils, en toute occasion il agit selon les instructions données par Jésus à ses disciple, auxquelles nous venons de faire allusion. Il prêcha l’Evangile d’abord aux Juifs et ne se tourna vers les Gentils que lorsque les Juifs le repoussèrent.
Avant l’époque de la conversion de Paul, les
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Gentils n'avaient entendu aucune prédication ; mais la rencontre entre Cornélius et Paul, qui eut lieu alors, ouvrit la porte aux Gentils. Il semble résulter de ceci que tout le ministère personnel du Christ et les cinq premières années du ministère de ses apôtres furent exclusivement consacrés aux Juifs. Les faits suivants nous permettront d’estimer le nombre des premiers Juifs convertis au christianisme : Avant l’ascension du Christ il y en avait plus de 500 qui étalent appelés frères. (I Cor. XV. 6). Secondement, 3,000 furent convertis le jour de la Pentecôte. On dira que ceux-ci étaient des Mèdes et des Parthes, mais il faut remarquer qu’auparavant ils avaient été appelés « Juifs, des hommes pieux de toutes les nations » sous le ciel, et qui demeuraient à Jérusalem. Saint Pierre s’adresse à eux comme à des « hommes d’Israël». Ils étaient assemblés à Jérusalem à l’occasion d’une fête Juive. Et, en outre, la conduite subséquente de Pierre et d’autres à l’égard de Cornélius, montre qu’ils n’avaient jamais, jusqu’alors, prêché aux Gentils. Nous voyons que peu de temps après, le jour de la Pentecôte, le nombre des croyants était d’environ cinq mille.
LES JUIFS
Saint Paul prêcha d’abord aux Juifs et les confondit à Damas. A l’époque de sa conversion, nous lisons que « l’Eglise était donc en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s'accroissait par l’assistance du Saint Esprit. » (Actes IX, 31.) Tout ceci fut fait avant que, par suite de la vision de Cornélius et de la prédication de Pierre, la porte fût ouverte aux Gentils. Nous savons d’une façon certaine que, après cela, le ministère de tous les apôtres fut principalement consacré aux Juifs et que, même l'apôtre des Gentils se faisait la règle de prêcher toujours en premier lieu aux Juifs, et de ne s’adresser aux Gentils que lorsque les Juifs le repoussaient. La racine et les premiers fruits de l’Eglise primitive furent les Juifs, et c’est ainsi que Dieu accomplit à la lettre les promesses qu’il avait faites à Abraham et que la nouvelle alliance, aussi bien que l’ancienne, fut donnée aux maisons d’Israël et de Juda.
La première Eglise de l’Eglise primitive fut juive. Selon la parabole du souper de noces, Dieu n’envoya pas sur les grandes routes et au bord des chemins avant que les convives les
plus respectables qu’il avait invités n’eussent refusé de se rendre au repas.
On objectera peut-être que, en amenant le Christ et l’Evangile par l’intermédiaire des Juifs, Dieu accomplit l’objet qu’il avait en vue : savoir, de les séparer des autres nations, et que depuis lors il ne les a plus regardés spécialement comme son peuple. En d’autres mots, à la seconde venue de Notre Seigneur, au moment de la destruction de Jérusalem, lorsque la théocratie Mosaïque prit tin, l’intérêt que Dieu témoignait à la nation juive se noya dans l’intérêt général qu’il portait au monde.
Si ceci est vrai, pourquoi alors la nation juive ne se fondit-elle pas dans les autres nations? Leur histoire, depuis lors, est l’accomplissement complet de la prophétie portant qu’il « les passerait au crible parmi les nations sans qu’il en tombât un grain en terre » (Amos IX, 9). « Même, je consumerai entièrement toutes les nations parmi lesquelles je t’aurai dispersé; mais je ne te consumerai point entièrement ; je te châtierai par mesure ; cependant je ne te tiendrai pas pour innocent. » (Jérémie XXX, 11). En détruisant Jérusalem, en brisant l’existence politique des Juits, en
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mettant fin aux sacrifices, il flagellait la nation, mais il ne la détruisait pas. Et, même lorsqu’il les dispersa parmi les nations, bien loin de détruire l’unité de leur esprit national, il l’augmenta et en prouva la force. Les Juifs ont survécu à l’Empire Romain qui les avaitécrasés, en sorte que l’on peut dire que Dieu a détruit, sous leurs veux, la verge qui les avait frappés, et ils ont survécu à leur punition.
Ils ont vu un empire ecclésiastique sortir des ruines du Royaume qui les avait détruits eux-mêmes, et cette nouvelle verge leur a infligé des tortures aussi terribles que celles qu’ils avaient déjà subies; cependant, ils survécurent à leur punition. Ils sont la seule nation au monde qui ait gardé son individualité depuis la destruction de Jérusalem. Indépendamment de toute prophétie, ce fait remarquable est une preuve suffisante que Dieu nourrit des intentions ultérieures à leur égard.
Le fait que les Juifs tiennent encore une place sur la scène du monde, tout en conservant les particularités de leur ancien caractère, montre que le drame dans lequel ils sont appelés à jouer un rôle important ne s’est pas terminé
au moment de la venue du Christ et de l’introduction de l’Evangile. Par la providence évidente de Dieu, les Juifs qui, il y a dix-huit cents ans, furent les acteurs principaux du drame humain, existent toujours, et sont un sujet d’étonnement aussi grand qu’autrefois. En sorte que, au lieu qu’une discipline et des punitions paternelles indiquent une condamnation prononcée sur cette nation, il y a des preuves évidentes que les Juifs sont encore destinés à jouir des glorieuses distinctions que Dieu a promises à Abraham.
Si l’on objecte que la promesse a été faite à Abraham et à sa postérité et que cette postérité est le Christ, en sorte que l’alliance avec le reste de la nation juive a pris fin, nous répondrons : les faits que nous venons d’examiner montrent que l’alliance, ainsi qu’elle a été interprétée ci-dessus, demeura en vigueur après la naissance du Christ, et a été reconnue et respectée par lui. En outre, l’histoire des Juifs, depuis cette époque, est une confirmation de la continuation de l’alliance. Aussi le Christ dit : « Jérusalem seraloulée aux pieds par les Gentils (combien de temps? non pas pour toujours mois), tant que dureront les temps
LES JUIFS
des Gentils , et jusqu'à es qu’ils soient accomplis». Et il dit encore, s’adressant à Jérusalem : « Voici, votre habitation va demeurer déserte (combien de temps? — pas pour toujours, mais) jusqu à ce que vous disiez : Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ». Et saint Paul dit : « Une partie d’Israël est tombée dans l’aveuglement (non pas pour toujours, mais) jusqu’à ce que toute la multitude des Gentils soit entrée dans l’Église)), et il ajoute une prédiction explicite sur ce que Dieu eiïacera leurs péchés, selon l'alliance qu’il a faite avec leurs pères.
Une des conséquences de la restauration des Juifs et de leur exaltation parmi les nations, serai’ humiliation des Gentils.
Les Gentils qui, longtemps, ont détenu le pays que Dieu avait, par alliance, donné à Abraham et à sa postérité, n’ont pas seulement méconnu les droits des véritables héritiers et les intentions de Dieu à leur égard, mais ils se sont réjouis de leur chute et de leurs malheurs* Us les ont foulés sous leurs pieds et, ainsi, « ils ont méprisé mon peuple », dit le Seigneur par la bouche du prophète, « afin qu’il ne fut plus une nation devant eux ». Mais Dieu a
déclaré son intention de juger et de punir les nations à cause de leur dédain impie de l’alliance qu’il avait faite avec Israël. Le rétablissement des Juifs, que nous voyons si clairement et nettement prédit par les prophètes, n’est pas annoncé d’une manière plus indubitable que ne le sont les jugements de Dieu sur les nations qui auraient méprisé son peuple.
Si l’espace nous le permettait, nous pourrions citer un nombre infini de passages de l’Ancien Testament qui montrent que la raison invoquée par Dieu lorsqu’il menaçait de punir les diverses nations était, presque toujours, le mépris qu’elles avaient de son peuple et le mal qu’elles lui faisaient. Et nous concluons, d’après les indications très nettes de la prophétie. que le jugement prononcé sur les Gentils — « la bataille du grand jour » qui mettra en pièces les royaumes de ce monde — tournera principalement sur ce point : la résistance que les pouvoirs infidèles des Gentils feront au mouvement par lequel Dieu accomplira son plan de placer les Juifs à la tète des nations et d'établir sa propre domination sur toute la terre.
LES JUIFS
L’élévation des Juifs s’accomplira sans doute d’une telle manière que tandis que les Gentils seront humiliés, toute occasion de s’enorgueillir sera refusée aux Juifs. Ils seront euxmêmes humiliés en recevant l’Evangile du Christ des mains des Gentils, lorsqu’ils se souviendront de leur propre méchanceté, de leur endurcissement, de leur incrédulité. (Voyez Ezech. XXXVI, 31; Soph. III, 2). Et les Gentils seront aussi humiliés d’être forcés de reconnaître les Juifs pour le peuple choisi, selon ces paroles, dans le Deutéronome, XXVI : « L’Eternel t’a fait dire aujourd’hui que tu lui serais un peuple précieux... et qu’il te mettrait dans un rang élevé... au-dessus de toutes les nations qu’il a créées, et que tu sois un peuple saint à l’Eternel ton Dieu, selon qu’il en a parlé. »
Comme Dieu ne revient jamais sur ses promesses (qu’il n’y a pas une ombre de changement en lui), il n’y a aucune raison de douter que l’alliance qui donne aux Juifs des avantages spéciaux soit encore en vigueur, et que les arrangements du gouvernement de Dieu, sur la terre, ont été dans un rapport spécial avec la discilpine nécessaire au salut des Juifs,
et afin que toutes les nations fussent ultérieurement bénies en eux.
Il avait déclaré explicitement, par Moïse, que ce n’était pas à cause de leur propre justice qu’il leur donnerait la terre promise, mais qu'il les avait choisis librement, par amour, et afin de garder l’alliance qu’il avait faite avec leurs pères. « Reconnais donc », dit-il, « que l’Eternel ton Dieu est celui qui est Dieu, le Dieu fort, le Fidèle, qui garde son alliance et sa miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment. (Deut. VII, 9; 10. Et IX, 5-6). Puisque mille générations n’ont pas encore passé depuis que l’alliance a été faite avec Abraham, il est évident, d’après ce passage, qu’elle est encore en vigueur. Nous le répétons donc: en tant que Gentils, nous avons des raisons de rendre grâce à Dieu de ce que la bénédiction promise à Abraham et à sa postérité comprend la bénédiction de toutes les familles de la terre. Ainsi, selon les paroles d’Er.aïe, « les yeux hautains des hommes seront abaissés, et les hommes qui s’élèvent seront humiliés ; et l’Eternel sera seul élevé en ce jour. » Le Jour du Seigneur.
LES JUIFS
Il nous parait intéressant, à la fin de ce chapitre, de publier, d’après Y Annuaire Israélite, la statislique suivante, indiquant le nombre des Juifs dans le monde entier à cette date.
L’Europe comprend 5.400.000 Juifs, répartis entre autresdans la proportion suivante : Allemagne, 562.000 (Alsace-Lorraine, 39.000); Galicie, 688.000 ; Hongrie, 638 000; Italie, 40.000» Pays-Bas, 82.000; Pologne russe, 68.000; Turquie, 104.000. Autres pays, 35.000 ; Belgique, 3.000; Suisse, 7.000 ; Bulgarie, 10 000 ; Danemark, 4.000; Espagne, 1.900; Gibraltar, 1.500; Grèce, 3.000; Serbie, 3.500; Suède, 3.000, etc.
L’Asie renferme300. 000 Juifs. On en compte: 195.000 dans la Turquie d’Asie (Palestine, 25.000); 47.000 dans la Russie d’Asie ; 18.000 dans la Perse ; 14.000 dans 1 Asie centrale ; 19.000 dans l’Inde et 1.000 en Chine, etc.
L’Afrique possède 350.000 Juifs : 18 000 en Egypte; 55.000 en Tunisie; 60.000 au Maroc; 6.000 en Tripoli ; 200.000 en Abyssinie.
L’Amérique en renferme 250.000, dont 230.000 dans les Etats-Unis.
L’Océanie n’en a que 12.000.
Le total général de la population Israélite dans le monde entier s’élèverait donc à 6.300.000.
l'église invisible
La première résurrection, à l’époque du jugement des Juifs et de la destruction de leur sainte cité, fut la dernière scène de la première Dispensation de l’Évangile. A mesure que nous approchons de la seconde résurrection — ou de la dernière scène (le jugement) de la seconde Dispensation de cet Evangile, nous pouvons, en observant le degré d’avancement spirituel et moral des nations, nous représenter dans quel ordre elles seront amenées devant le Christ.
Il est évident que, de même qu’à l’époque de la première Dispensation, les Juifs étaient hautement préparés pour recevoir l’Évangile, ainsi une partie des Gentils se trouve dans des conditions plus avancées que d’autres, et certainement leur spiritualité est plus développée que celle des Juifs. Mais alors même que ceci pourrait être mis en doute, le seul fait que ces