JÉSUS P LEU HE SUR LA VILLE DE JÉRUSALEM
En transcrivant les pages qui précèdent, nous ne pouvions nous empêcher de nous étonner que le savant écrivain (un docteur en divinité), n’ait pas été écrasé par la conviction que les terribles événements qu’il racontait comme s’étant passés sur le plan matériel, et qui, ainsi qu’il le démontre à chaque page, accomplirent exactement la prophétie de notre Seigneur, étaient également un témoignage en faveur de leur accomplissement sur le plan spirituel ; et que ces événements mêmes ne faisaient que prédire sa seconde venue pour juger le monde, ce qui est le fin mot de la prophétie elle-même.
Nous avons dû, plus d’une fois aussi, nous souvenir que nous aurions été inconscients
nous-même de celte vérité si nous n’avions pas reçu du ciel, ia grande révélation que les pages de ce livre ont pour objet de faire connaître au monde, selon les ordres qui nous ont été donnés.
Combien terribles furent les événements qui accompagnèrent ce jugement et qu’il est effrayant de penser que les 144.000, nécessaires pour compléter le nombre promis des sauvés, ne purent pas se trouver dans une seule nation, mais durent être cherchés dons d’autres pays et d’autres religions, et amenés des a carrefours des chemins » pour célébrer « le mariage du Fils du Roi! »
Quelle leçon pour nous, aujourd’hui ! « que plusieurs sont appelés , mais il y en a peu d'élus ; » ceux là seuls qui auraient revêtu l’habit de noce pourront être admis à prendre part au grand souper du Roi, auquel nous sommes tous conviés. C’est ce grand événement dont notre Seigneur parle au chapitre XXII de l’Evangile de saint Matthieu.
< Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son (ils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir. 11 envoya encore d’autres serviteurs, en disant: « Dites aux conviés : Voici, j’ai piéparé mon festin; mes
bœufs et mes bêtes grasses sont lues, tout est prêt, venez aux noces. >) Mais, sans s’inquiéter de l'invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic; et les autres se saisirent des sei*viteurs, les outragèrent et les tuèrent. Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses .serviteurs : « Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. » Ges serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces, il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir un habit de noces? » Ot homme garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : a Liez-lui les pieds et les mains, et jetezle dans les ténèbres en dehors, ou il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »
Heureuses, en vérité, sont ces vierges qui furent trouvées avec leur lampe bien garnie d’huile! El qu’elle est belle et significative cette parole de Notre Seigneur : « Veillez donc puisque vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Mais pour en revenir à ce terrible événement, dont nous avons cité quelques détails, remarquons avec quelle tendresse et quel amour Notre Seigneur s’adresse à Jérusalem
en lui parlant des jours terribles qui vont venir. Il contempla la ville et pleura sur elle.
« Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : « Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant, elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront et te serreront de toutes parts; ils te détruiront toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée (Luc XX, 42).
« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu! Voici: votre maison vous sera laissée déserte; car, je vous le dis, vons ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (Mattli. XXIII, 37).
Depuis ce temps, et pendant environ 1850 années, les Juifs, ont erré sur la surface de la terre. Ayant perdu le rang de nation, ils ont été proscrits de partout et à peine tolérés en quelques lieux. Et leur destinée est de continuer ainsi pendant un certain temps, période appelée aïonienne ou temporaire. Selon toute apparence la lin de ce temps approche, et doit