‹ Le secret du peuple de Paris A. CorbonChapitre 50 sur 64 · L’ORTHODOXIE DU SENS COMMUN · texte numérisé non relu

L’ORTHODOXIE DU SENS COMMUN

produire un accroissement notable de puissance morale, intellectuelle et physique dans le monde, on peut dire avec assurance de ce parti qu’il a pour lui le Saint-Esprit. Ce qui m’autorise à conclure que, aussi longtemps qu'elle a été l’initiatrice du mouvement civilisateur, l’Église était l'élue de la Providence.

Selon qu’un individu, qu’un parti, qu'une société agissent dans le sens ou à contre-sens des desseins de la Direction suprême, ils appellent, parle fait, à leur aide l’esprit divin ou ils le repoussent; et c’est là même ce qui atteste et la liberté et la responsabilité humaines.

Mais comment savoir qu'on agit dans le sens ou à contre-sens des desseins de Dieu? Rien de plus simple. Je l’ai déjà dit : tout ce qui encourage l’homme et le grandit; tout ce qui accroît sa puissance sur le monde extérieur, et le détermine, en outre, à seconder les efforts de son semblable; en un mot tout ce qui produit un accroissement de vie générale est dans le sens des desseins de Dieu ; — tout ce qui produit une diminution de vie est à contre-sens des vues de Celui qui a créé la vie...

Voilà ce que j’appelle l’orthodoxie du sens commun; et je ne sache pas de doctrine qui puisse tenir contre celle-là.

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