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moins possible l'atelier. Tandis que la première nous appelle à la prière, la seconde nous dit : « Qui travaille, prie. » L'une accorderait toutes ses indulgences à l'individu qui n'aurait pas manqué un seul jour d'aller faire ses dévotions au pied des autels; l'autre donnerait une prime d'encouragement à l'individu qu'on aurait pu voir au travail tous les trois cent soixante-cinq jours de l'année.
Entre ces deux tendances contradictoires, l'homme du peuple pourrait donc être, on le voit, fort embarrassé. Mais supposons qu'il ait quelque velléité do modeler sa conduite sur celle de la classe sacerdotale plutôt que de demander ses inspirations à la société civile : son embarras sera encore plus grand. Car il est à remarquer que le clergé infirme d'un côté ce qu'il affirme de l'autre. Si, dans son enseignement dogmatique, il prêche exclusivement la prévoyance des intérêts célestes; dans sa pratique, il est évidemment dominé par la préoccupation des intérêts de ce monde. Non-seulement le prêtre, en général, paye, plus qu'on ne le fait dans la société civile, le tribut personnel aux vanités mondaines, — et je ne lui en fais pas un reproche ; j'en prends acte seulement; — mais encore, ce qui vaut beaucoup mieux, tout en protestant contre le fol orgueil de l'esprit moderne, il s'efforce de ne pas se laisser trop distancer dans la recherche qui tend à dérober à Dieu ses secrets. li'Kglise, en effel, a toujours coin|)té et compte encore bon nombre des siens qui aident au mouvement
scientifique; et elle est très-heureuse, très-fiôre de pouvoir, à l'occasion, étaler à nos yeux une longue liste de clercs ayant contribué au progrès de la science; c'est-à-dire ayant aidé la société laïque à s'ouvrir les plus vastes horizons, et à se détacher en réalité du monde mystique pour s'attacher davantage au monde sensible, ou compréhensible. D'où nous concluons que, si renseignement du mépris des choses d'ici-bas se trouve souvent sur les lèvres du prêtre, l'amour de ces choses est invinciblement au fond de son cœur, puisqu'il se manifeste dans tous les actes de sa vie. En sorte que, l'enseignement dogmatique du renoncement est contredit, non-seulement par la manière d'être de la société laïque, mais encore par la conduite de la société ecclésiastique. Ce qui domine, on réalité, et en dépit de la lettre enseignée, c'est l'instinct humain, ce révélateur anonyme, qui commande la prévoyance des intérêts terrestres.
Ainsi donc les aspirations populaires sont celles de toute la société. Seulement, ni la tête ni le corps de la démocratie ne se contredisent. Ils ne renoncent pas au monde, en théorie, pour s'y cramponner en pratique. Et, pour ce qui regarde le peuple particulièrement, on ne dira pas de lui, je l'espère, qu'il délaisse le ciel pour se vautrer dans les joies de la terre. Quelles que soient ses tendances, elles sont désintéressées, a coup sûr.
Non, ce n'est pas à lui que peut s'adresser le reproche, formulé récemment par l'un des plus célè-
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bres prélats, de caresser « la molle idée du paradis sur terre. » Ce peuple, qui s'est montré sceptique aux promesses du socialisme, ne rêve certainement pas le retour de l'âge d'or. Il y a eu, sans doute, dans le monde socialiste, quelques groupes qui ont caressé cetle idée ; mais c'était le très-petit nombre ; et les rêveurs d'un moment sont aujourd'hui parfaitement éveillés. Le reproche ne peut donc s'adresser ni au peuple, ni au parti démocratique, pris en masse, ni même à la société, dont l'irrésistible tendance est de ionder sur terre.
Non-seulement l'esprit moderne ne caresse pas la molle idée du paradis en ce monde; mais il s'insurge môme contre l'idée plus molle encore du paradis céleste, par cela que les âmes y jouissent de la béate immobilité. Déjà plus d'un libre penseur a proteslé hautement contre cette donnée paradisiaque, selon laquelle l'âme, essentiellement active, serait, « pour son bonheur, » condamnée à une éternelle contemplation *.
Quant au paradis terrestre de la légende, il va si peu à notre tempérament, que si, par miracle, on pouvait le retrouver, et y placer ceux qui le rêvent, à condition d'y vivre dans « l'état d'innocence » imposé à Adam, ils s'en feraient tous chasser, et avec bonlieur, au bout d'un jour... Oui, si, par impossible, on nous donnait à choisir : ou rexistence folle quelle,
' Lu prolcslation ({tii a eu le plus d'éclal esl celle de M. J. Ucynuud.
hérissée de difficiillés, limitée par la mort; ou l'existence éternellement paresseuse du paradis terrestre, ce serait à peine si nous consentirions à un essai de changement; et nous redemanderions bientôt, à grands cris, la faveur de retourner sur la « terre ingrate. » Ici du moins c'est la vie, parce que c'est le travail; parce que c'est le devoir pour l'homme de conquérir la terre et d'asservir les forces de la nature ; tandis que là, ce n'est que l'apparence de la vie; l'homme y serait l'égal du mollusque.
L'un de nos libres penseurs disait récemment dans une conférence politique : « Que je rends grâce à Eve « de l'excellente idée qu'elle a eue de tenter son mari ! « C'est à elle que l'humanité est redevable d'être en- « trée dans la vie laborieuse, progressive, héroïque, « où l'homme doit manifester toutes ses énergies et « toutes les ressources du génie dont il est doué!... » En prenant à la lettre la légende, nous rendrions tous grâce à Eve.
Non, la société moderne ne se désintéresse pas du ciel idéal pour caresser la molle idée du paradis sur terre. Et si la classe populaire dont nous nous occupons est l'expression la plus désintéressée, la plus franche et la plus ardente de cette tendance à la prévoyance exclusive des choses de ce monde, que faut-il en induire? Je pourrais le dire inimédiatement ; mais je trouve meilleur de fbire sortir l'induction de l'observation des faits. Étudions-les donc.
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La plus superficielle étude des phénomènes humains ne peut laisser échapper que les générations travaillent plus que pour elles-mêmes. Si chacune hérite de ses devancières, chacune aussi augmente l'héritage qu'elle a reçu, et qu'elle transmet à la généralion suivante. Cette transmission, on le sait, se fait irrégulièrement, puisqu'il y a des sociétés où elle s'arrête. Mais là où elle cesse, cesse aussi la vie réelle. Cependant d'autres groupes humains reprennent ce qui était acquis à ceux dont la sève est épuisée, et continuent l'œuvre de transmission progressive.
Aussi, le progrès dans l'humanité ne peut-il se constater que par l'accroissement successif des acquisitions de l'homme. C'est ce qui permet à la société présente de faire son profit de toutes les acquisitions connues des sociétés passées; mais nous verrons, qu'elle n'en peut faire son profit qu'en augmentant elle-même l'héritage des générations à venir. En sorte qu'aucune ne travaille réellement pour elle-même. Dans une société en progrès, l'œuvre de chaque génération est de marquer son passage par une plus savante préparation du terrain sur lequel la suivante déploiera son génie.
('e phénomène, tout le monde le connaît; ce dont on ne se rend pas compte, c'est de la nature de l'Iié-
l'ilage transmissible. Qu'est-ce, en effet, que cet Iiérilage? Pas autre chose qu'un instrument de travail.
La terre défrichée et assainie, les routes, les canaux, les procédés de culture, tout l'outillage industriel, et toutes les connaissances humaines sont des instruments de travail. Le bien-être même, c'est-à-dire tout ce qui réconforte le corps, l'âme et l'intelligence, est instrument de travail.
En un mot, l'homme est avant tout, par-dessus tout, un ouvrier. Il ne travaille pas seulement pour vivre, selon l'ancienne conception religieuse : il vit surtout pour travailler.
Et ne disons pas que c'est, en définitive, au profit exclusif du genre humain que l'homme travaille ! Ce serait nous amoindrir à nos propres yeux. Nous avons reconnu plus d'une fois déjà que la satisfaction des besoins divers est le moyen et non le but de la vie.
D'ailleurs, nous savons comment se fait la transmission des acquisitions humaines : chaque génération doit, sous peine de déchéance certaine, ajouter à ce qu'elle a reçu; et elle marque d'autant plus glorieusement sa trace qu'elle a plus ajouté à ce qu'elle a reçu.
Cela étant, pour qui donc, en fin de compte, s'agitent les générations successives, puisque tout le produit des efforts accumulés n'est qu'instrument de travail? Voit-on d'ici combien serait archi-niaise cette idée que des millions de générations auront lutté pour assurer à celles d'un nuageux avenir le droit de se goberger
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paresseusement? La belle perspective que cela nous donnerait! Et puis, comment se goberger avec un avoir accumulé qui est surtout instrument de travail?
Cette réllexion nous ramène aux rêves de bonheur. Est-ce à dire, comme l'ont pensé quelques socialistes, plus riches d'imagination que d'expérience, que le génie humain finira par faire exécuter par des machines tous les durs et périlleux travaux; et que l'homme, affranchi de tout fatigant labeur, n'aura plus qu'à penser et à contempler?
De toutes les erreurs qui ont pu traverser un instant les esprits, je n'en sais pas qui soit plus énorme que celle-là. La vérité est que plus s'augmente la puissance de l'instrument de travail humain, plus l'homme est entraîné à un surcroît d'activité... Je disais tout à l'heure que le progrès se constate par l'augmentation des acquisitions de l'homme : on peut dire aussi que le progrès se prouve par l'accroissement de vie active; car les nations les plus avancées sont précisément celles qui travaillent le plus. Toute invenlion qui supplée le travailleui' sur un point détermine nécessairement une source nouvelle et une nouvelle nécessité de travail sur un autre point. Nous ne saurions donc voir sur quelles raisons on se fonderait pour croire que le pliénomène actuel ne sera pas celui de l'avenir*.
' Je trouve dans une puhliculion bimensuelle : l'Eiiaeigneiiieut profesitionnel, dirigée par M. Cli. Gaumont, au n» 7, les cliiffrcs suivants crrii)runt(;s à l'ingénieur ;iii;.^hii.s Kaibairn : « L'Angleterre a une force
D'ailleurs rhomme n'a pas seulement que des forces morales et intellectuelles à dépenser nécessairement; ses forces physiques veulent être également dépensées, et cela sous peine de maladie: toutes les énergies veulent être mises en valeur. Que l'homme laisse successivement à la machine les travaux abrutissants, rien de si convenable; mais cela n'empêchera point que ses trois ordres de facultés ne doivent se développer et s'employer de mieux en mieux et de plus en plus. L'un des caractères du progrès dans l'humanité n'est pas seulement l'accroissement de la vie active; c'est encore le développement du besoin de vie héroïque dans le travail. La grande préoccupation de l'homme moderne, préoccupation progressive elle-même, est de s'ouvrir des horizons de plus en plus étendus, et de se passionner pour toutes les conceptions hardies... Je ne me dissimule pas ses mobiles superficiels : il cherche la fortune, sans doute : il cherche encore plus la gloire. Dans tous les cas, il lui est absolument interdit de rapporter à lui-même tout le fruit de son labeur. Mais les mobiles ne sont pas le fond de la question. Il est en ceci, qu'en grandissant, l'homme grandit en activité, en audace, et que rien n'est plus contraire à son tempérament et à la marche des choses que le rêve de la vie paresseusement contemplative. C'est pourquoi « le séjour des bienheureux »
motrice de onze millions de chevaux-vapeur. Cette force peut l'aire le travail de soixante-dix-sept millions d'ouvriers. » Or, l'Anglais n'a jamais tant travaillé l...
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lui fût-il ouvert, il hésiterait à y entrer ; et il y serait très-malheureux s'il n'y trouvait — ce que la religion ne lui fait pas entrevoir — un emploi convenable à
son dévorant besoin d'agir
Ainsi le plus grand, le plus significatif des phénomènes de la vie, celui qui nous aidera le mieux à percer le mystère de la destinée de l'homme, est la constitution progressive de l'instrument de travail, et l'augmentalion également progressive de l'action humaine sur le monde. H y a là tout une révélation. On peut tirer de ce phénomène, parfaitement appréciable, un principe de certitude devant lequel pâlissent tous ceux qu'on lui opposerait.
L'homme, ajoutant de jour en jour à sa puissance sur le monde, et travaillant plus que pour lui, est évidemment au service de quelque puissance extérieure et supérieure à lui-môme.
Si nous repoussions la croyance en une direction suprême, nous tomberions dans la déroute la plus complète; nous ne pourrions plus du tout nous expliquer le pourquoi de ce phénomène de transmission de l'instrument progressif du travail humain, puisque nous ferions de 1" homme une inteU\(j('nce dépenilante (le forces avcuffl es; ce qui est absurde^ ce qui nous
ferait tomber dans le plus inextricable gâchis [)ossible...
Pour éviter cette chute, revenons à l'Être suprcnie, comme s'il n'avait jamais été mis en doute, et comme si l'on n'avait pas odieusement abusé de lui.
La Genèse, le catéchisme et l'opinion commune nous disent que Dieu a créé l'homme à son image... Qu'est-ce que cela veut dire? Que le Créateur a doué l'homme de facultés créatrices. On n'imaginerait pas comment la créature pourrait autrement être faite ii rimage du Créateur.
De quelque manière que cette haute idée de luimême soit venue à l'homme, elle témoigne qu'il pressentait depuis bien longtemps le grand rôle auquel il était appelé, et qu'il a rempli tant mal que bien, sous l'incitation de son instinct, en attendant que sa raison, mûrie, pût lui en donner la pleine conscience.
Créé à l'image du Créateur suprême, l'homme serait donc un créateur en sous-ordre. Il serait, par conséquent, dans la mesure des facultés dont il est doué, le collaborateur de Dieu, son fermier en ce monde.
A ce point de vue, la lerre ne serait plus un lieu (le déportation pour le genre humain; mais un domaine à transformer. Elle ne serait plus un bagne où il expierait éternellement un péché originel; mais un atelier ouvert à son actif génie. Ce n'est plus en nous mortifiant, en nous amoindrissant, et par d'incessants appels en grâce, que nous pouvons être agréables à
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Dieu; mais en développant toutes nos facultés et en les appliquant à l'œuvre transformatrice du milieu où nous sommes, conformément à l'irrésistible instinct qui nous y pousse. Enfin l'obligation de travailler n'est plus la marque de notre déchéance, c'est, au contraire, le signe de notre grandeur.
C'est toute une révolution dans la manière de comprendre la vie. •
Il ne me semble pas qu'un esprit vraiment religieux puisse s'élever contre cette conclusion. Il ne me semble pas qu'on puisse la repousser sans commettre par cela même une impiété; car ce serait bien positivement amoindrir Dieu dans la pensée humaine que do persister à nous le montrer comme un fantaisiste redoutable, qui crée l'homme actif, lui insuffle l'irrésistible besoin de se rendre compte de toutes choses, et qui, ensuite, lui défend, sous peine de mort, de chercher à connaître!... Que dirait-on d'un chef de famille qui environnerait ses enfants de toutes les tentations possibles, uniquement pour se donner le plaisir de les punir s'ils cèdent à leurs aspirations naturelles?... A un autre point de vue : que dirait-on d'un père qui, ayant mis des outils aux mains de ses enfants, leur défendrait de s'en servir? Nous dirions de ce père qu'il est insensé. N'est-ce pas une impiété de supposer que Dieu a pu se jouer ainsi de sa créature de prédilection? Car nos facultés, nos forces vives, sont nos premiers, nos plus précieux outils, à nous. Devons-nous les laisser se rouiller, de pour do
déplaire à Dieu si nous nous en servons? Mais ne méprisons-nous pas l'ouvrier qui laisse rouiller les siens?
Il vaut beaucoup mieux croire que nous ne comprenons pas le sens caché de la légende, que de prendre à la lettre une doctrine qui prête à l'Intelligence suprême une manière d'êlre que nous trouverions souverainement insensée dans l'homme. En attendant qu'on nous donne une explication rationnelle de la tradition biblique, répétons hautement que c'est une impiété au premier chef de supposer à Dieu la pensée de n'avoir fait l'homme que pour le tenter; de ne lui avoir donné le désir insatiable de connaître que pour lui imposer le devoir de le réfréner; enfin, de ne l'avoir placé sur terre que pour la lui faire mépriser. Ce sont là d'inqualifiables fantaisies qu'a pu prêter à Dieu l'intelligence intimidée des hommes d'autrefois, et dont les meneurs des sociétés humaines ont pu se faire un moyen de domination ; mais contre lesquelles se révolte la raison de la société moderne.
Au reste, je sais déjà que des catholiques réformistes admettent volontiers la conclusion de l'esprit nouveau. Quelques-uns même, qui tiennent autant, sinon plus, à la Révolution qu'au catholicisme, m'ont affirmé que l'idée d'élever l'homme au rôle de collaborateur de Dieu se retrouve, assez claire, dans plusieurs des Pères de la primitive Église. Acceptons; car si cette idée est vraie entre toutes ; si elle est au fond de l'instinct humain ; si dès les temps les plus reculés l'homme avait pu croire qu'il était créé à l'image du
L'INSTRUMENT DE TRAVAIL HUMAIN. oOl Créateur, celte idée de la collaboration avec la Divinité pouvait bien se faire jour de temps à autre ; et il est tout simple qu'on en puisse trouver des lueurs dans les écrits de quelques-uns des fondateurs du christianisme. Elle est même assez clairement formulée dans la fameuse parabole des talents (saint Matthieu, ch. xxv). Il y est dit, en effet, que celui qui aura tiré parti des capacités dont il était doué « entrera dans la joie du Seigneur, » et que celui qui aura enfoui son talent, de peur d'être réprimandé s'il s'efforçait d'en tirer parti, sera traité de mauvais serviteur et jeté « dans les ténèbres extérieures. »
On sent bien que l'idé poussait; cependant elle n'était pas au premier plan des préoccupations des Pères de l'Église.
Disons donc que le génie humain l'a lentement couvée, que la société chrétienne, en dépit de la doctrine officielle, en a particulièrement préparé Téclosion, et qu'il est réservé à la société née de la Révolution de la mettre en pleine lumière, en faisant d'elle le fondement de la foi nouvelle.
C'est la religion naturelle qui s'inaugure; c'est le seng humain qui, après des tâtonnements infinis, devenu plus maître de lui-môme, comprend mieux les grands intérêts de la vie, épure ses notions morales et religieuses, et qui, en fin de compte, rejetant la conception artificielle du passé, provoque riiommc à justifier plus gloriouscment que jamais qu'il est bien fait à l'image de Dieu.