CHAPITRE TV
KESUME ET CONCLUSION DE LA PliEMIEI'.E PAllTIE.
Nous avons dit que le peuple n'avait donné que par exception, et passagèrement, dans le socialisme organisateur; que, des trois doctrines mères, une seule, la doctrine communiste, avait exercé quelque séduction ; mais dont le temps et l'expérience avaient eu raison à ce point que rien n'est si rare aujourd'hui qu'un ouvrier rêvant encore tout haut de communauté.
Il faut reconnaiire, ajoutions-nous, que par sa vigoureuse critique de l'état des choses, le socialisme a exercé une notable iidlucncc sur le peuple laboiieux. Le principal effet de celte critique a été de faire cori-
sidérer Tétat économique présent comme un fait provisoire, une pierre d'attente, un expédient de transition .
Les plans d'une refonte générale de la société ayant été repoussés sur toute la ligne, abandonnés môme par la plupart des apôtres de la rénovation, nous avons vu surgir trois systèmes plus modestes, n'atfeclant point les bases présentes de la société, et n'ayant pour objet que d'améliorer la condition des classes laborieuses.
Ces systèmes, accueillis tour à tour avec un certain empressement par le peuple, puis quelque peu délaissés, n'étaient considérés dans l'atelier parisien que comme de simples palliatifs, imaginés pour rendre supportable ce qu'on regarde comme l'époque de transition. Au plus, accordait-on un caractère sérieux et durable au système de l'association ouvrière. Mais les travailleurs, en général, répugnent à croire que l'association soit réalisable d'une manière définitive en ce temps-ci, admettant toutefois qu'elle est un moyen de l'avenir, et montrant même quelque sympathie à ceux qui s'efforcent de la pratiquer dès maintenant, reconnaissant que ceux-ci créent des exemples bons à imiter plus tard.
La théorie de l'association, ainsi réservée, restaient deux autres moyens : l'un accepté par la classe ouvrière : le droit au travail; et l'autre conçu par elle : l'organisation de la corporation.
Nous savons que le droit au travail n'avait point,