PA
Let
FiG. 1. — Coupe frontale du tronc passant en arrière de l’œsophage.
Cr:
haut ét à droite, haute de 4 em. et large de 2 cm. La portion gauche, plus épaisse et beaucoup plus oblique, se continue à gauche par une lame étalée qui surplombe la grosse tubérosité.
2° Une coupe passant par la lumière œsophagienne montre une disposition bien différente que l’on peut résumer ainsi : les deux piliers forment deux entonnoirs ; un entonnoir supérieur légèrement évasé, un entonnoir inférieur ouvert sur le cardia. Ces deux entonnoirs s'unissent et se confondent à leur sommet.
Sur cette coupe, les deux piliers ont chacun la forme d’un croissant, la convexité des deux croissants s’adossant pour former les deux entonnoirs.
Le croissant droit représente le pilier droit, étudié déjà sur la coupe précédente ; il a la même épaisseur, mais apparaît un peu moins haut.
Le croissant gauche répond au pilier correspondant, mais sur cette coupe, sa portion supérieure a diminué de hauteur; sa portion inférieure est plus courte, mais plus épaisse. La jonction de ces deux portions correspond ici à l’encoche cardio-tubérositaire.
Il convient de remarquer qu’en ce point les faces latérales de l’æœsophage demeurent au contact du diaphragme. L'entonnoir inférieur est comblé en entier par l’œsophage et le cardia.
3° Une troisième coupe passant par la paroi antérieure de l'œsophage montre un entonnoir supérieur tel qu’on pouvait le voir dans la première coupe, c’est-à-dire plus prononcée que sur la coupe précédente, et la persistance de l’entonnoir inférieur.
Ces deux entonnoirs sont encore ici formés par l’adossement de deux croissants musculaires. Le croissant droit est de plus petites dimensions que celui noté sur la coupe précédente ; il est, sur toute sa hauteur, en rapports avec l’æœsophage..Le croissant gauche a lui aussi diminué de hauteur ; il répond cependant en entier à l’œsophage et à l'angle cardio-tubérositaire.
En résumé, les coupes frontales montrent que le diaphragme s’amincit légèrement d’arrière en avant à l’orifice œsophagien, que cet orifice présente une portion moyenne rétrécie s'évasant
OS La
en haut et en bas, devenant en somme un sablier dont la por- ‘tion supérieure contient l’œsophage et la portion inférieure l’'œæsophage et le cardia. :
Ces coupes frontales présentent des tranches musculaires à ‘peu près verticales flanquant de chaque-côté l’œsophage et for-
mant de véritables cloisons dont la hauteur diminue d’arrière.
en avant : 4 cm. pour la paroi postérieure, 3 em. sur les côtés, 2 cm. pour la paroi antérieure.
Ce changement de hauteur est dû au fait que les piliers accolés et anastomosés en arrière s’infléchissent sur les côtés de l’œsophage avant de s’entre-croiser en avant de lui. Cette inflexion supprime leur hauteur (4 cm.), pour ne plus conserver que leur épaisseur (2 cm.).
En somme, la traversée diaphragmatique de eos comprend deux portions
:— une portion supérieure, où le diaphragme forme un canal complet sur 2 em.5,
— une portion inférieure où le muscle lui forme une gouttière entourant sa face postérieure et la moitié postérieure de ses faces latérales.
Cette gouttière est complétée en avant et fermée par l’'échan-, crure œsophagienne du lobe gauche du foie. Aïnsi est formé un.
second canal phréno-hépatique long de 2 em. 5. Vu par en haut, l'orifice supérieur du canal diaphragmatique se présente comme un orifice elliptique de 3 em. de long sur 1 em. de large et à
contour entièrement musculaire. Vu par en bas, l’orifice inférieur.
du canal se présente comme une gouttière ouverte en bas et en avant, qui, nous l'avons vu, est complétée en avant par une gouttière hépatique inversement configurée.
C'est à l’intérieur de ce canal musculaire: que l’æsophage descend, se dirigeant légèrement en avant et à gauche. Au cours de cette traversée, il va présenter des changements de forme correspondant à la forme du canal lui-même. Celui-ci l'étrangle dans sa portion moyenne, comme l’est une bourse par son anneau.
Au-dessus et au-dessous de cette portion étranglée longue de 1 CM. 5 à 2 cm., il se dilate tout en conservant le contact avec la paroi AO de qui en ce point, nous l'avons vu, est en
rire
| Hsulaires # 7 et for
TRèx Fe
ve En: ? - US de Rae
Rates lt range s
Dee cn à Sent are à & S ÉTRRSÉS loigretde à ” Me REA He cote L'Eves ss e
Tux 2e vh, se en:
ge
ière de l’œsopha
la lum
ontale du tronc passant par
FIG, 2. — Coupe fr
forme de sablier. Nous insisterons sur ce fait que la portion sous-phrénique décrite jusqu'à maintenant sous le nom d’entonnoir pré-cardiaque (TESTUT et LATARJET) appartient encore à l’entonnoir diaphragmatiqüé et lui doit être rattachée. C’est donc à tort que l’on 4 pu appeler cette dernière portion de l'œsophage : œsophage abdominal ; c’est encore l’œsophage diaphragmatique, tout au moins pour sa portion postérieure.
Les études radiologiques de BÉTOULIÈRES confirment cette manière dé voir et permettent d'agrandir encore la longueur de ce trajet. Elles montrent que le diaphragme se déplace par rapport à l’œsophage sur un plan vertical de la hauteur environ d’une vertèbre ; c’est-à-dire de toute la hauteur du canal phrénohépatique. Celui-ci devient alors purement diaphragmatique. .