‹ Le segment cardio-esophagienChapitre 21 sur 29 · COUCHES MUQUEUSE ET SOUS-MUQUEUSE · texte numérisé non relu

COUCHES MUQUEUSE ET SOUS-MUQUEUSE

De couleur gris rosé, la muqueuse œsophagienne est séparée de la muqueuse gastrique rougeâtre par une ligne dentelée. Cette muqueuse est lâchement unie à la couverture musculaire par un tissu conjonctif qui constitue la tunique sous-muqueuse (bunica nervea, s. vasculesa, couche externe de la muqueuse de HEXNLE) ; formée par des fibres élastiques et conjonctives, la sous-muqueuse contient dans son épaisseur des ilôts glandulaires, les vaisseaux et nerfs destinés à la muqueuse. Grâce à l'épaisseur de cette tunique, la muqueuse se plisse quand la lumière de l'æsophage se resserre ; ces plis s’effacent par la traction.

La muqueuse proprement dite a o mm.5 d'épaisseur ; elle comprend une couche épithéliale, un chorion papillaire et une couche musculaire profonde.

L'épithélium est pavimenteux stratifié. Le chorion possède des papilles longues disposées en rangées longitudinales irrégulières. Au-dessus du chorion se trouve la muscularis mucosæ de BRUKE, formée par des fibres longitudinales qui naissent par

des faisceaux isolés les uns des autres à l'extrémité supérieure de l’æœsophage et se réunissent ensemble pour former vers l'extrémité inférieure une couche musculaire continue.

Les glandes œsophagiennes sont des glandes acineuses. Elles sont moins nombreuses dans les deux tiers supérieurs que dans le tiers inférieur et sur la paroi postérieure que sur l’antérieure. Autour du cardia, elles forment un anneau complet ; ce sont les glandes cardiaques de KOELLIEKER. Ce sont, d’après RAN- VIER, des glandes muqueuses tapissées de cellules cylindriques, et même de cellules caliciformes. La muqueuse œsophagienne présente une infiltration lymphoïde diffuse ou circonscrite sous forme de follicules clos. Ce tissu lymphoïde englobe les aciniglandulaires et leurs conduits excréteurs. « Ces éléments constituent un anneau lymphatique très net (VAN EBNER) qui est l’'analogue de la formation décrite par GLUISKI chez les oiseaux, sous le nom d’amygdale œsophagienne. Sans en exagérer l’importance, il faut le considérer comme un des éléments du tissu réticulo-endothélial de ASCHOrF qui, échelonnés le long du tractus digestif, en assurent la défense contre l'infection. »

Cette richesse lymphatique explique la localisation si fréquente des phénomènes infectieux chroniques (sténoses inflammatoires). Sur notre coupe histologique, on constate la présence d'un ganglion assez volumineux que nous avons retrouvé d’une façon constante.

Page 1