II. — L’'ŒSOPHAGOSCOPIE
Elle n’est que l'application à l’œsophage des principes de l'endoscopie ; c’est le complément indispensable de tout examen complet de cet organe. Seul en effet il permet de voir exactement les lésions, d’en préciser le caractère, l'étendue. I1 permet de voir les réactions de la paroi œsophagienne. Enfin c'est grâce à lui que l’on peut pratiquer une biopsie.
Cette exploration comporte un temps difficile ; c’est le passage de a bouche de l’œsophage maintenu fermé par Îa contraction tonique du crico-pharyngien.
La bouche franchie, pour explorer la portion thoracique de l’æœsophage, il suffit tout simplement d’en suivre la lumière au fur et à mesure qu’elle se déroule sous l’œsophagoscope.
«A T'hiatus œsophagien, l’æœsophage est entouré par la pince diaphragmatique, de même que le tube en caoutchouc d’une éprouvette de laboratoire se ferme complètement si l’on applique une pince à ressort connue en France, sous le nom de « Pince à burette de Mohr » ; ainsi l’œsophage se trouve coincé à l’hiatus entre les piliers et les fibres musculaires du diaphragme. Pour découvrir le point qui correspond à cette fermeture hiatique de la lumière de l’æsophage, l’on doit abaisser la tête du malade en la portant à droite, et orienter l’œsophagoscope dans la direction de l’épine iliaque antéro-supérieure gauche. La « pince diaphragmatique » se relâche au bout de quelques instants pendant lesquels l'opérateur attend avec patience tout en avançant à l'endroit voulu, et faisant avec son tube une pression légère et contenue.