‹ Le segment cardio-esophagienChapitre 26 sur 29 · FI · texte numérisé non relu

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L'examen radiologique et œæsophagoscopique montre que dans de nombreuses affections touchant l’un ou l’autre des pôles de l'œsophage, il y a souvent spasme du pôle opposé. Ainsi on rencontre un spasme de la bouche, de l’œsophage au cours des sténoses inflammatoires ou des ulcères du cardia. De même au cours du méga-œæsophage, ce phénomène expliquerait la nonrégurgitation des aliments au cours des sténoses du cardia, et la présence de la grosse dilatation produite ainsi par l’accumulation d'aliments qui ne peuvent trouver une issue facile par l’une ou l’autre de ses ouvertures.

Cette concordance des spasmes des deux orifices, n’est d’ailleurs qu’une application locale d’un phénomène qui concerne tous les organes présentant des formations contractiles. Elle trouve son explication dans un terrain particulier, dans un état nerveux que l’on appelle ici œsophagisme.

Conclusions.

De ces notions très contradictoires, quelques notions peuvent se dégager :

L'influence incontestablement prépondérante du nerf pneumogastrique dans le fonctionnement de l'œsophage. L'influence aussi considérable du système autonome qui normalement est seul en jeu après la mise en train de la déglutition pharyngée.

Le mécanisme de la déglutition normale peut se résumer ainsi : amorcée pour le coup de pompe pharyngien, le bol alimentaire solide ou liquide est happé par les parois œsophagiennes qui le font progresser par ondes de contractions successives, qui, une fois déclenchées, évoluent par le seul mécanisme du système nerveux autonome. Ces contractions règlent leur forme sur l'obstacle rencontré au cour du trajet. Le seul obstacle important est constitué par le rétrécissement diaphragmatique. Là, l’æœsophage se contracte vigoureusement pour vaincre le tonus de l’anneau phrénique. Ce tonus est variable suivant les temps respiratoires, plus fort pendant l'inspiration que pendant l'expiration, d’où le passage plus fréquent pendant le temps expiratoire ainsi que le confirme la radiologie et l'exploration œso-

phagoscopique. On voit un temps d'arrêt marqué au diaphragme puis la projection brusque dans la cavité gastrique, le défilé cardiaque n’est pas marqué par un temps d'arrêt. Les substances opaques ne l’imprègnent pas. Il paraît se produire un raccourcissement du canal par traction et raccourcissement de fibres émanées du diaphragme. C’est un phénomène analogue à l'action du releveur de l'anus.

Le retour des aliments vers l’œsophage ne se produit pas pour plusieurs raisons. D'abord par le phénomène des contractions gastriques qui vont du cardia au pylore ; seules les contractions antipéristaltiques du vomissement peuvent produire le phénomène.

De plus le tonus de la pince diaphragmatique est un obstacle. Enfin, peut-être par coudure et torsion de l’œsophage abdominal, un repli des parois de l’œsophage correspondant à l'incisure de His fait-il clapet à la façon des orifices urétéraux de la vessie. D’après LONGUET, la poche à air gastrique détache un pli cardiaque visible à la radioscopie ; ce pli forme une sorte de valvule.

Quant au sphincter de ROUGET proprement dit, s'il est un élément important de la déglutition chez le sanimaux ou les nouveau-nés, par contre, chez l'adulte, le sphincter est faible, mais il n'est cependant pas inexistant.

D'après CARNOT et GLENARD, cela tient à ce que le sphincter du cardia n’a pas à résister à des pressions fortes approchant de celles supportées par les autres sphincters ; il perd donc une partie de ses fibres circulaires. Sa fermeture mi-mécanique, mimusculaire, s'oppose surtout au reflux gastrique. »

« Son rôle est essentiellement, en effet, de prévenir les régurgitations de gaz ou de liquides de l'estomac vers la bouche et seulement pour une valeur infiniment moindre de régulariser la progression du contenu de l’œsophage vers l'estomac. » (Hursr:.)

Los sb

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