‹ Le segment cardio-esophagienChapitre 27 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Au cours de la traversée diaphragmatique, l’œsophage est entouré par un canal musculaire complet fermé parl’entre-croisement des piliers du diaphragme. Au « rétrécissement » des auteurs classiques, nous opposons « l’œsophage diaphragmatique ».

Il existe entre le canal musculaire et l’œsophage un système d'union assez complexe constitué par une véritable gaine fibreuse, L'existence de mouvements du diaphragme par rapport à l’œsophage permet d'attribuer à ce système le nom de » gaine de glissement ».

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Les piliers du diaphragme assurent par leur tonicité, la fermeture de la lumière œsophagienne et jouent vis-à-vis de celui-ci un rôle à peu près identique à celui du muscle crico-pharyngien pour le sphincter supérieur ou bouche de l'œsophage. Ia seule différence est qu'il s’agit ici d’un sphincter extrinsèque ; en effet, aucune des fibres musculaires striées émanées des piliers et décrites sous le nom de muscle de Rouget ou autre, ne vieu-

nent se perdre sur la paroi œsophagienne elle-même ; elles se terminent sur la « gaine fibreuse de glissement ».

I1 y a là une disposition anatomique ayant quelque tas avec celle du releveur de l'anus.

La bouche de l’œsophage et la pince diaphragmatique sont les deux « pôles physiologiques » de l'organe. La localisation à leur niveau des divers processus pathologiques permet de leur adjoindre le rôle de « Pôles pathologiqués ».

Le segment décrit sous le nom d’ « œsophage abdominal » doit être rattaché à l'estomac : Aucune démarcation macroscopique ne permet de les séparer.

Leur constitution histologique est identique.

Leur .vascularisation est commune.

L'exploration radiologique montre en effet qu'aucun rôle particulier ne peut lui être attribué autre qu'une zone de passage.

Nous lui préférons l'appellation d’ « antre prégastrique » ou d'entonnoir cardiaque, de configuration analogue mais renversée à l’entonnoir pharyngien.

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