‹ Le seize mai et la fin du SeptennatChapitre 26 sur 171 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

paration de l'Assemblée nationale. Cette loi avait attribué à la juridiction des tribunaux correctionnels certains délits de presse, notamment ceux commis contre les souverains étrangers, qui auparavant étaient de la compétence du jury. Liberté, disait la Chambre; Révolution, disait le Maréchal. Mon Dieu! après la longue application de la loi de 1881 sur la presse, il y a beaucoup de gens très libéraux qui pensent aujourd'hui, avec moins de vivacité dans l'expression^ ce que pensait alors le Maréchal. Cela prouve simplement que les républicains s'imaginent à tort, qu'en politique, il n'y a de préjugés que d'un seul côté, qui n'est pas le leur. La Chambre avait voté l'abrogation sans que Jules Simon s'y fût opposé. Décidément, dut-il se dire, la société était sans défense. Cette dernière goutte fit déborder le vase. Dès le lendemain, de grand matin, le Maréchal écrivit la lettre qui ouvrait l'aventure du Seize Mai...

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