‹ Le seize mai et la fin du SeptennatChapitre 27 sur 171 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CHUTE DU MINISTÈRE JULES SIMON. — AJOURNEMENT DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS.

Baiis la matinée du 16 mai 1877, le Maréchal adressait donc à M. Jules Simon la lettre désormais historique dont nous avons parlé. Voici cette lettre :

Monsieur le président du conseil,

Je viens de lire dans le Journal officiel le compte rendu de a séance d'hier.

J'ai YU avec surprise que ni vous ni M. le garde des sceaux n'aviez fait valoir à la tribune toutes les graves raisons qui auraient pu prévenir l'abrogation d'une loi sur la presse votée, il j a moins de deux ans, sur la proposition de M. Dufaure, et dont, tout récemment, vous demandiez vous-même l'application aux tribunaux; et cependant, dans plusieurs délibérations du conseil et dans celle d'hier matin même, il avait été décidé que le président du conseil, ainsi que le garde des sceaux^ se chargerait de la combattre.

Déjà on avait pu s'étonner que la Chambre des députés, dans ses dernières séances, eût discuté toute une loi municipale, adopté même quelques dispositions dont, au conseil des ministres, vous avez vous-même reconnu tout le danger, comme la publicité des conseils municipaux, sans que le ministre de l'intérieur eût pris part à la discussion.

Cette attitude du chef du cabinet fait demander s'il a con-

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