‹ Le seize mai et la fin du SeptennatChapitre 57 sur 171 · DISPERSION DES DÉPUTÉS. — ORGANISATION DE LA LUTTE DES PARTIS · texte numérisé non relu

DISPERSION DES DÉPUTÉS. — ORGANISATION DE LA LUTTE DES PARTIS

A rouverture de la séance de la Chambre du 25 juin^ Gré vy donna lecture du décret de dissolution; mais auparavant, il prononça les paroles suivantes :

c Avant de donner connaissance de la communication que j'ai reçue, je veux remercier une dernière fois la Chambre du grand honneur qu'elle m'a fait, et de la bienveillance qu'elle m'a témoignée. Le pays, devant lequel elle va retourner, lui dira bientôt que, dans sa trop courte carrière, elle n'a pas cessé un seul jour de bien mériter de la France et de la République. »

Grévy, en deux mots, se solidarisait avec le parti républicain, il condamnait le 16 mai, et, lui aussi, il faisait appel au pays. Il avait le don de ces courtes harangues, en style lapidaire, dont chaque mot renferme tout un programme. 11 les disait avec une autorité singulière; et, cette fois, les circonstances du jour leur avaient donné un sens très défini, qui fut saisi par tout le monde.. Rentré dans le rang, comme nous tous, il gardait, sans le prendre, son titre à la direction du parti républicain tout entier.

Thiers et lui avaient dans la République une situation très différente. Thiers n'appartenait à aucun parti. Il avait pu autrefois avoir sa cocarde : cette époque de sa

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