Jean Doublet naquit vers 1 528 à Dieppe
où il paraît avoir occupé quelque office dans la magistrature. Il mourut vers la fin du seizième siècle. Outre ses Elégies publiées à Paris en 1559, on a de lui une traduction des Mémoires de Xénophon (1582). Son compatriote Vauquelin de la Kresnaye, dans son art poétique, fait allusion a des poésies satiriques et morales que Doublet aurait écrites et qui sont aujourd'hui perdi.es. Les poésies de 1559 ont été publiées de nos jours par W. P. Blanchemain (1869, Société des Bibliophiles 7iijrma»ds), et par un anonyme (1872, le Cabinet du Bibliophile, Jouaust).
5. Né au domaine de Fouilloux, en Poitou, mort sous Charles IX. Sa Vénerie est de 1562; seconde édition revue et augmentée, i678.
présenle un intérêt à la fois scienlifiquo et littéraire. Buffon le cite souvent comme autorité dans son Histoire naturelle, l^arrai les pièces de vers que contient ce livre se trouve V Adolescence de Jacques de Fouilloux, petit poëme où l'auteur raconte en vers pittoresques, faciles, agréables, une de ses premières aventures de chasse et d'amour ^
Amadis Jamyn 2 dédia également à Charles IX, le roi chasseur, un Poème de la chasse, remarquable par le mouvement et l'aisance. Il lui adressa aussi un poëme sur la Libéralité, où il donne noblement au jeune souverain des conseils de générosité. Ses sonnets, ses élégies, ses odes amoureuses, sont trop libres, et ont moins d'éclat que de naturel. Ces mômes qualités se retrouvent dans la traduction des douze derniers chants de l'Iliade et des trois premiers de l'Odyssée dont il a été parlé plus haut*.
Les frères Jean et Jacques de la Taille *, surtout connus comme auteurs dramatiques, méritent un souvenir pour les autres poésies qu'ils ont laissées.
Les pièces fugitives de 3ean de la Taille se recommandent