‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 99 sur 725 · Elégies, lU · texte numérisé non relu

Elégies, lU

J. Né en l^il de Jacques Tahureau, juge du Maine, et de Marie Tiercelin ; il descendait, par son père, de la famille de Duguesciin, et, par sa mère, des seijïneurs de la Roche du Maine en Poitou. Il débuta en 1544 par un Recueil de ses premières poe'sies dédié au cardinal de Cuise, où il célèbre les exploits des capitaines du temps. La même année parurent ses Sonne/s, Odes, et Mignardises amoureuses de l'Admirée. Cette admirée était uiio jeune fille de Tours qu'il épousa vers 1553 : il mourut en 1555. Sur ses Dialogues voir plus haut, p. C.3.

3. 11 y a surtout un sonnet de Baïf [A V Admirée et à son poète) qui eut tant de succès qu'il fut traduit à son tour en vers latins et eu vers grecs.

4. Né en 1515, mort en 1539. Cf. aux Morceaux choisis, p. 136 et note 5.

5. Né à Paris en 1536, mort en 1617. U fut avocat et lieutenant au bailliage de Clermont en Beauvaisis.

6. Voir plus haut, p. 2t. Les sonnets de La Bdétie ont été publiés par Montaigne dans ses Essais (I, 27) et daas le Recueil qu'il a donné des œuvres diverses de son ami. Voir aux Morceaux choisis, p. 35.

7. û?!<urespoe7i9!/es, Lyon, 1557; contiennent, outre les Psaumes, le Jeu des échecs traduit du latin de Vida ; Chant pastoral et Kgloifues spirituelles sur le duc Charles de Lorraine (Lyon, 1559; Genève, 1566); Hymnes sur Metz, StQueutln et Calais,

mes « iraduils selon la vérité hébraïque » (ISoT), une bergerie spirituelle [ioGQ), et, des tragédies sacrées que nous retrouverons plus tard, David combattant, David triompliant, David fuyant.

Marc Claude de Bdttet ^ fut le poëte officiel de Philibert de Savoie et de Marguerite de France. Ses Odes et sonnets, Épithalames (1361) sont tombés dans un juste oubli, et le nom de Buttel n'est resté dans l'histoire littéraire que parce que, le premier, dans ses odes saphiques, il a combiné la rime avec le rhythme du mètre ancien ^.

Jean de la Péruse, né vers 1530 à Angouléme, mourut prématurément en looo, laissant manuscrites une tragédie (Médés) et des poésies diverses qui furent publiées vers 1556 ^. Ce sont dessonnels, des élégies, des chansons amoureuses [mignardises, amourettes, etc.), des odes dont quelques-unes sont divisées en strophes, antistrophes, épodes. Ces poésies originales, versifiées et écrites d'une manière pure et correcte, promettaient un véritable poëte.

Jean Doublet*, de Dieppe, commença par des ballades et des rondeaux dans le genre qu'avaient illustré les Crétin et les Molinet. Puis sous l'influence de la Pléiade, il changea de style. Ses Élégies (loo9), ainsi que les épigrammes et diverses rimes qui les accompagnent, abondent en mots normands comme le fait remarquer Colletet, et en inversions bizarres et rudes ; mais sou vers est net, gracieux, énergique ; et le poëte s'inspire avec bonheur des lyriques grecs et latins.

Claude de Fouilloux ^ est un écrivain de talent. Il dédia à Charles IX un traité de Vénerie, ouvrage en prose et en vers, qui

1. Né à Chambéry, sous le règne de François 1»'', moit après 15S4.

2. « La douceur de la rime s'est tellement iosinuée eu nus esprits que quelques-uns estimèrent que, pour (rendre) telle manière de \ers {IfS vers mesurés à l'antique) agréables, il y fallait encore ajouter par supplément la rime ai bout des mots. Le premier qui nous en montra le chemin fut Claude Butet, daLs ses œuvres poétiques, mais avec un asset malheureux succès. » (Pasquier, Recherches, VU, 11.)

3. il y a une première édition, Poitiers, sans date. Une seconde édition contenant seulement la Médee parut à Poitiers en 1556. Claude Biiiet a publié ses œuvres complètes en 1573.

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