‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 101 sur 725 · En voici quelques fragments · texte numérisé non relu

En voici quelques fragments

Quand j'eus vingt ans, il me prit une envie

M'émanciper, vjïre à ma fantaisie...

De bon matin m'en allay de ce lieu,

N'oubliant rien, sinoii à due adieu !

Prens mun limier, m'en vois à l'adventure

Et ma bouteille atlacliée à ceinture.

Tant cheminay par torest et bocages

Que rencontray du ceif dans les gaignages...

Le frappe à route et me mets sur les vois (voies),

Du chien, de moy, eussiez ouy la voix ;

■ Sus ! Toilecy ! allez ! vay eiî avant;

Par la fumée il s'en va de bon temps.

Voilecy par les portées,

Voilecy par tes foulées,

Voilecy aller le cerf

Voilecy aller le cerf

Aroule à lui, valet !

Sus après lui, valet. Par les foresls maint escot resonnoit Par la fureur d'Escho qui répondoil...

-lu retour de la c/ias.ie, le cerf tué, il aperçoit une bergère assise sur un rocher.)

Elle n'estoil point chèrement enfermée, Ains aux fureurs du venl abandonnée.

Point «r n'avoit ambre musc ni odeurs, Sa douce baleine lui servoil de senteurs... Ne porloil point de raiçons {chaussons) ni pulins. L'esgail lavoit ses pieds tous les malins. Point ne Irompoienl le monde ses cheveux, Mais les siens vrais lui lomboient sur les yeux...

2. Né à Chaource en Champagne vers IWO, mort en 1585; c'était un des disciples préférés de Ronsard. S'il faut l'en croire, il voyagea jusque en Asie (/i'^e^ie*,

V, 1): il visita du moins le midi de la France. Ronsard le fit entrer à la cour de Charles IX en qualité de secrétaire. Il fit paraître en 1575 un premier recueil d'OEuvres poétiques en cinq livres ; le premier contient les poëmes de la Chasse, de la Libéralité, d'autres pièces do circonstance adressées au roi et à des seigneurs de la cour ;le second livre intitulé l'Oriane et le quatrième intitulé Ariémis renferment des pièces galantes ; le troisième renferme les amours d'Eurymédoti et de Callirhé; ; le cinquième est rempli de meslanyes. En 1584 parut le second recueil qui contient surtout des poésies religieuses et morales. La traduction d'Homère est de 1574. — Amadis avait un frère. Benjamin, poêle à peuprès inconnu; voir plus haut, p. 126, n. 1, col. 2.

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