‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 122 sur 725 · Voir plus liaut, p. Ii · texte numérisé non relu

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LE THEATRE AU XVl' SIÈCLE,

giques do son (emps ; » si l'on en croit le bon Pasqiiier, ce juge Ifien indiilgoiil de la Pléiade, elle ne fut « accompagiit^e de la dôraveiir qu'elle mériloil '. » La Péruse ne feuivéctil pas à son Iriomphe : il uiourut en \'6i't à l'ûge de vingt cinq ans.

CiiAULKs TouTAiN OU TousTAiN ^ publia cu 1 o5(j utio plaie imitalion de ['Againtmiiondc Sénèque.

La 3Jort de César de Jacques Grévin ^, inspirée d'une tragédie analogue de Marc-Antoine Muret, marque un progrèà sur les œuvres précédeulos. L'auteur expose d'abori les pressentiments de César qu'Antoine cherche à dissiper (acte I), puis le monologue de Ikutuss'encourageant au meurtre (acte II}, les inquiétudes de Calpurnie que sa nourrice cherche à calmer, et qui arrache à Cé^ar la promesse de ne pas aller au sénat, les conseils par lesquels Brutiis triomphe facilement de celte promesse (acte III); le récit du messager racontant à C'ilpurnie la mort de son mari (acie IV), le triomphe de Marc-Antoine qui retourne conire h'S conspiraleurs les colères populaires (acte V). Telle est la pièce dans sa simplicité d'aclion. On y saisit un commencement d'inlérét dramatique, quoique les discours, le? monologues et les chœurs occupent encore trop de pi ice. Au troisième acte surtout, on suit avec intérêt les revirements de César cédant tour à tour aux prières de Calpurnie et à celles de Brutus; «i au cinquième, il y a un conîrasle frappant entre les cris de triomphe de Brutus et de Cassius, et les menaces de Marc-Auluine qui les livre aux fureurs du peuple soulevé *. Le style de Grévin est moins obscur et moins lourd que celui de Jodelle, il est souvent facile, « doux-coulant », et ne manque pas de couleur oratoire.

Jacques de la Tau.i.e^ avait écrit vers I06O une IHIod^ qui est pordue.On a de lui deux tragédies, Duirc (Darius) et AlexandrCy qu'il composa à seize et ù dix- huit ans. D.uis la première, il représente les malheurs de Darius, la trahison de Hessus et de Nabarzaneset la mort du prince qui en est la conséquence. Cette pièce est très-faibhî; c'est là qu'on trouve le malheureux vers qui a suffi à att;icher un souvenir ridicule au nom de

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