‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 123 sur 725 · CAssms · texte numérisé non relu

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Allons au Capitole, allons pu diligence

VA, premiers, en [iicnoni l'enlièro jouissance.

INTOIXE.

... J'aMesle uj le ciel, Qii'iiinsi ne duMiuiuna celle fiiilte impunie... El vous, biaves «oMals. voje?,, voyez quel lorl On vous a fiii l ; voyeî celle robe cunglanle, C'est celle de Césnr...

LC« SOLDATS.

Armes ! armes ! soldais, mourons pour noslre [inaislre, etc.

b. Voir plus haut, p. 132.

164 LA IJTTKUATUHE FUANÇAISE AU XVI'' SIÈCLE.

Jacques de la Taille. Darius s'adresse à Alexandre e( lui dit :

Mf's enfants et ma fi-mmo aj'o en recommanda... (tion^ 11 ne put achever, car la mort l'engarda (l'empécha).

Le inùlrc varie avecles actes; tantôt lepoëte emploie l'alexandrin, l;inlAI le décasyllabe.

I.a tr. gf^die d'Alexiindre esl moins médiocre; elle a pour sujet la conjuration tramée pour emprifonner le roi, et sa mort à Babylorïe. On trouve dans cette pièce quelques vers énergiques, de la vérité dans le délai) et un commoncement de pointure de caractères.

Les deux tr;igédics contiennent dos chœurs.

Pendant que le nouveau tliéAIre suivait la voie ouverte par Jodelle, que devenait la confrérie de lu Passion? A Paris, elle donnait d( s mystères profanes, des moralités, et luttait contre les troupes d'acleurs qui chercliaient ;\ s'établir dans la capitale, spétialemenl les troupes italiennes qui, munies des patentes royales, parcouraient la France. Nous avons vu que, lasse de plaider et de combaiire contre les obstacles qui lui étaient soulevés de tous côtés, elle céda son privilège à une troupe françai?e qui put dès 13^8 jouer le llièûtre nouveau à l'iiôlel de Hdurgogne.

En province les mystères continuaient. On a peu de détails sur la lillératnre dramatique que le lliôilire populaire fit naître durant la seconde moitié du seizième siècle. On sait toutefois que la Nnrmandie cl.iit un centre important de reirésenlations religieuses. I.e Normand Vauqueiin de la Fre-naye engage vivement ses concitoyens à jouer la Cible et les légendes des saints au lieu des légendes payennes '. Ft l'on a conservé de l'année I;j80 une pièce qui, malgré son titre de tragédie, esl un véritable mystère, comme ou le voit par le prologue adressé aux fidèles, la Ibrme même de la pièce, la coupe des scènes, et la versification: celte tragédie de Caîn, due à Thomas Fjxccq *, est écrite avec une pureté remarquable, dans la langue franche, nette et élégante de M.uol ; le vers lantAI noble, tanlôt familier, est vigoureux et expressif; et celle i)ièce, resléo à peu près inconnue jusqu'à nos jours, est une des meilleures du seizième siècle.

(;ep(!ndant le nouveau tliè.llre preiil un ra[iide développement. Ii'one jjart la forme classique se modifie, et j\ cOté de la Irafjidi" prennent place la frdgi-contcdic, la bmjeiie, la pasfo-

I. Voir aiu Aforcenux rhoisi.t. [t. 277, 1 nii la valour de. oflle lrapi?dip. Voir le t. Voir aiii Murienux ihoisis, p. \ l'olyliilition <\u moi* de février, 1875, 320. M. .Mitnun Scpcl a Iv prcinlrr iiron- | p. I68(!l 299.

i\L Tiii'Mui': Ai; xvr siècle,

Itia

raie, etc. U'aulre pari, los circonstances polilique> exercent leur action sur le fond mOnie des œnvres. I-es auteurs clierclient à faire pénéirer dans i'e?prit des s;)eclaleurs les venlimenls ou les pensées que leur inspire l'élal du pays, et le linéaire dcvienl bientôt un instrument de combat. Sous rintlurnce des passions dn temiis, le tlicàlre revient aux sujets religieux cl lente les sujets politiques.

lin tli.il, avant la réforme de Jodelle, Tu. dic Hèzk ' avait fait jouera l'université de Lausanne une pirce inlilulée A6ra/iam sacvitiant, sorte de mystère*, écrit d'un style sobre, sé\ ère, ardent. Ce poëne qu'anime une puissante ins[»iriition est l'œuvre d'un sectaiie qui veut inspirer à ses coreligionnaire-; le mépris du monde, des ail'ections IfS plus légitimes, et l'obéissance aveugle aux ordres de l>ieu ^. L'exemple de ih. de Hèze devait être suivi par des disciples de la nouvelle école, mais avec un talent Irès-iuiérieur. En io(i6, Dksmasures * dcmne son David combaltan', fugitif., triomphant, série de trois pièces qui rappellent les trili'gics antiques; en IhGl, Fi.ontNT (hiœstien* traduit le Jepthé de Huclianan. Ces pièces ne méritent d'être rappelées ici qu'à cause de leur tendance religieuse. Il est intéressant de \oir le drame nouve.iu, entre les mains dos réformés, devenir ui! moyen d'édification, comme l'avaieut été pour les calboliques les anciens mystères.

En même temps nous voyons paraître des pièces tirées de l'histoire sacrée ou profane, ancienne ou moderne, dont les unes, les plus modérées, sont de véritables moralités politiques, les autres des pamphlets passionnés.

CuANTEi.ocvE, à côté de sa grotesque tragédie de Ph'traûn (lo82), donne l'odieuse tragédie de Coliijny (loTo) où il célèbre l'assassinat de l'illustre auiiral.

PiEBiiE Mathucl-, l'auteur des Quairains ®, zélé ligueur, parti-

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