Au lieu de allais prononcé alloué
\. Sur CCS termes de guerre, voir la pa^'c do Henri Esticmie, dans nos Morceaux choisis, p. la.
lOi LA LANGUE FRANÇAISE AU XVl" SIÈCLE.
virade, ruade, pétarade, etc. ; escnrne (scorna), honle ; iniermeze (intermezzo, d'Aubigné), intermède; menestre (mincsfra, Régnier), soupe; primevère (primavera, Pasquier), printemps; spavente (spaventa, Pusquicr), épouvante; ?n<r (adverbe) (puro), simplement; rôussir,-ite (riuscire,-ita); volte (volta), fois; virer (virare), tourner; Icssuffixcs ade, esquc, etc.
§ 12. Les guerres de Cbarles-Qnint et les rapports de la ligue avec Philippe II eurent également pour résultat d'introduire un certain nombre de mots espagnols, qui n'ont pas tous survécu au seizième siècle : tels sont, par exemple, baroque (baroco), bizarre (bizarro), fier, hautain ; bisowjne (bisoho), goujat, valet d'armée ; disposte (dispuesto), bien disposé ; paranrjon (parangon) parallèle, et son dérivé paran/jonner (parangonar), grandesse {gva.ndez7.di),diane [dlanu), colo7îcl{coroi\el\o),passacaiUe (passacalle), «/r/rtra/e (algarada). C'est surtout au commencement du dix-septième siècle que la langue espagnole, alors fort étudiée chez nous, a laissé sur notre langue une forte empreinte K
Après ce rapide aperçu sur le vocabulaire du seizième siècle, nous passons à l'examen de l'orthographe et de la prononciation ^