‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 161 sur 725 · II. — CONJUGAISON DE AVOIR ET DE ESTRE · texte numérisé non relu

II. — CONJUGAISON DE AVOIR ET DE ESTRE

§ i2o. — Avoir. Le verbe avoir est écrit quelquefois avec h, le plus souvent sans h. L7i d'ailleurs n'est qu'une nolalion des savants, désireux de rappeler l'étymologie latine habere.

Tai, tu as, il a (at), nous avons (-on), vous avez, ils ont.

J'avoye, ou avoy ou avoys {-oie, -oi, -ois), etc.

J'eus, tu eus, il eut, rmus eûmes, vous eustes, ils eurent (prononcés comme aujourd'hui /ms, lu us, etc.), Baïf écrit volontiers : j'us, etc.

Tarai, lu aras^ il ara, nous arons {-on), vous arez, ils aront ou 'jaurai, etc.

J'aroye, etc. (poorla terminaison, comme à l'imparfait), etc., ou fauroye, etc.

Aye, aycm {-on), ayez. La prononciation est hésitante entre a-ye,a-yons, a-yez et é-ye, é-yons, é-yez.

Que j'aie, aies, aie ou aity ayons {-on), ayez, aient (prononcé a-ye ou é-ye, etc.).

Remarquons, à la troisième personne, la double forme aie et ait. On aye (Mont., III, 3). Au pluriel, BaiT, qui modèle son orthographe sur la prononciation, écrit aint (p. 5, éd. B. de Fouquière).

Que f eusse, eusses, eust, eusso7is ou eussions {-on), eussez ou eussiez, eussent {eu prononcé u). Baïf écrit volontiers usse, etc.

Avoir — eu (prononcé !/)•

La conjugaison de auotV présente une particularité. Avez-vous se contracte généralement en a-votis. « Comme les Latins disent sis pour sivis, ainsi les Français a-vous pour avez-vous. » (Muret, Comment, sur le vers de Ronsard : A-vous point veu ? Amours, 1, sonn. xxxi). A-vous peur qiCun blnsonneur Coquette de votre honneur? (Ronsard, Gayetez, III.) A-vous? (Baïf, (49.) N^a-vous pris le patron de vos meilleurs outils ? (Du Bart., Sem., V, p. 217),

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