‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 166 sur 725 · I . Couformité p · texte numérisé non relu

I . Couformité p

Avec petites bûchettes le sécha le mieux qu'il put {Mar g., Heptam., Prol.), etc., on en trouve d'antres, surtout vers la fln du seizi^mii siècle, qui contiennent l'article partitif: A des extresmes et soudaines émotions {Montaigne, IV, 2). Entremestant des longues pauses de repos {\d., ihid., 13). Des fines gens (id., Lettres à M. de Malassise). Chercher des petites pierres (des Périers, Cymbaliim).

§ loi. Au dix-septième siècle, par un nouveau progrès vers l'analyse, l'article a été supprimé devant les noms pluriels précédés de l'adjectif; on dit de douces paroles et des paroles douces. Les grammairiens ont étendu cette règle de la langue au singulier: manger de bon pain, de bonne soupe; mais la langue n'a pns suivi encore celte marche progressive qu'ils indiquent, et le peuple, s'il dit au pluriel, manger de bons légumes, dira au singulier, manger du bon pain, de la bonne soupe,

§ \bi. Quand assez suit le substantif d'après la construction ancienne, celui-ci prend l'article : Nature leur a donné... assez de matière sienne... et des subjccts propres assez (Montaigne, IIIj 3).

§ 153. Lorsque plusieurs substantifs déterminés se suivent, môme étant de genre et de nombre dilTérents, l'article qui précède 'e premier substantif sert généralement pour les autres : L'énorme, indicible, incroyable et inestimab'e meschansceté (Rabelais, V, ii). Les reliques les plus saincies et ustemiles {Sat. Mcn., ':\0). Avec chute de préposition: Au partage et société de nos biens (Mont., II, 8). Avec un grand ordre et discipline (Sat. Mén., 4i).

En \erlu de la même ellipse, on dira : Son épée et pertuisane [S'it. Mén., \S). Sa vaillance et belliqueuse conqueste {\\onia\gnc, II, 9). D'une palleur de visage cl port d'homme (id., III, 8). Sur leur réputation et biens (c.-à-d. sur les biens) de leurs successeurs (II, 3 ; I, 5). Instruit de tous bons ars et sciences, principalement naturelles (Du IJellay, lllustr.. Il, 3).

§ liii-. AniicLE AVEC SUPERLATIF. — Le vieux français disait : les plus belles choses el les choses plus belles '. La langue moderne répète l'article quand le superlatif suit le substantif: les choses les plus belhs. La langue du seizième siècle hésite entre les deux usages. V enfant cruel de sa main laplus forte (Du Bellay, I, Ho). Car le vers plus coulant est le vers plus parfaict (Id. Il, 09). C'est la beste du monde plus philosophe (Rabelais, I, prol.). — Quand plusieurs superlatifs se suivent, le premier a

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