‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 173 sur 725 · IX. Proioms possessifs · texte numérisé non relu

IX. Proioms possessifs

§ 190. Mien, tien, sien, nostre, vostre, /e«r, conservent encore toute leur valeur d'adjectifs. De là le» constructions : La mienne volonté (Montaigne, II, 12). Sans aucun leurinlérét (id., III, 1). Le

1. Je, rospnndit Bridoye, rcspondray 1 abandonné (Amyot, Thcnv'st., 8). Ici, brièviraent (Habeluis, UI, 3!!;. | lui est le lat. illum. Le fr. moilcriie «irait :

2. Di! niênie iiour le régime. Et avoit ( « Et il ^'avait trahi, lui qui, etc. » luy gui estait son host'j... Irahy et J

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tnicn père (Baïf, 2). Du père sien (Ronsard, Odes, I, ù Henri II). Chose qui soit toute tienne (id., I, 38). Les qualités plus vostres (id., II, 12). Elle est si (aussi) leur que la nostre (id., III, 3).

La langue a conservé quelques débris de ces con>tructions : un mien ami; chose qu'il a fuite sienne. Sauf ces deux sortes d'expressions, mien, tien, sien, s'emploienl, comme pronoms avec le, la, les, el se font remplacer, quand il s'agit d'exprimer l'adjeclif possessif, par mon, ton, son. Dans ce cliungement, la langue a éprouvé une perte que rien n'a compensée.

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