‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 200 sur 725 · Se pavanent · texte numérisé non relu

Se pavanent

9. Courtiser. Ou donnait autrefois aux jeunes galants le nom de muguets.

THÉOLOGIENS. — SAINT FRANÇOIS DE SALES. î»

ment sage, sçavant, généreux, noble, il faut voir si ses biens ' tendent à rhumililé, modestie et soubmission : car alors ce seront de vrais biens ; mais s'ils surnagent et qu'ils vueillenl paroistre, ce seront des biens d'autant moins vcrilablcs qu'ils seront plus apparens.

[Introduction à lavie dévote, 111,4; t. I, de l'éd. Périsse, p. 577.)

2. Ce sont nos œuvres qui rendent témoignage de ce que nous sommes.

0 admirable humilité de ÏN'ostre-Seigncur, qui venant en ce monde pour confondre nostre orgueil et destruire noslre superbe^, ne respond autre chose quand on luy demande qui il est, sinon : « Dites ce que vous avez veu et entendu^ » pour nous apprendre que ce sont nos œuvres, et non point nos parolles, qui rendent tesmoignage de ce que nous sommes.

Certes, nous sommes en un siècle où le monde est si remply d'orgueil, que si l'on demande à un gentil-homme qui il est ? il prendra tellement cette demande au* poinct d'honneur que pour en avoir raison il s'ira misérablement faire couper la gorge sur le pré ; mais s'il veut montrer sa noblesse, il doit respondre comme Nostre-Seigneur aux disciples de saint Jean : Dites ce que vous avez veu et entendu; dites que vous avez veu un homme humble, doux, cordial, protecteur des veuves, père des orphelins, charitable, débonnaire envers ses subjets. Si vous avez veu et entendu cela, dites assurément que vous avez veu un gentil-homme. Si vous demandez aussi à un evesque qui il est ? Si vous avez veu un homme qui vit sainctement, et qui s'acquitte bien de sa charge, dites alors que véritablement vous avez veu un evesque. Bref, si vous demandez encore à une religieuse qui elle est? Si elle est exacte et ponctuelle en l'observance de ses règles, dites semblablement que vous avez veu une vraye religieuse ; car enfin ce sont nos bonnes œuvres qui nous font estre ce que nous sommes, et c'est par icelles que nous devons estre reconnus et estimez.

Ne vous contentez donc pas seulement, lors qu'on vous interroge, etqu'on vous demande qui vous estes? de dire seulement : Je suis chrestien, ; mais vivez en sorte qu'on puisse dire de vous

1. A-vantages qu'il possède. i 3. Euntcs rcnuntiatc Joanni quœ audis-

?. Orgueil fastueux; de même dans lis et vidistis. (Watthœus, xi, 4.)

Corneille : Abattons sa superbe avec sa \ 1. Par rapport au.

liberté. [Pompée, i,\.) l

qu'on a veii un homme qui ayme Dieu de tout son cœur, qui garde ses commandemens, qui fréquente les sacremens, et qui rait;]des œuvres dignes d'un vray chrestien*.

{Sermon j'^our le n= dimanche de l'advent; lome II, p. 390.)

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