‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 23 sur 725 · Jlist. Univ., m. m · texte numérisé non relu

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DoPLESsis-MoRNAY* composc ses Remontrances A la France sur la 'protestation (manifeste) de ceux de la Ligue, son écrit sur les Dangers et inconvénients que la paix faite avec ceux de la Ligue apporte au Boy et à S07i Estât. II écrit au nom de Henri de Bourbon des lettres à Henri III, sur les avantages d'une conciliation, ou des maniCestes contre les calomnies de la Ligue. Le petit-fils de l'Hospital, Michel II(jrault, sieur du Fay, calviniste, publie, après la sortie de Henri III de Paris, son Libre discours sur r Estât présent de la France (ia88) où il demande avec éloquence l'union de Henri III et de Henri de Navarre. En 1391, il donne le second de ses Libres Discours ; il y montre que la religion sert de masque à la politique et que la Ligue livrera la France à l'Espagne. C'est des écrits de Hurault et de Mornay que parle d'Aubigné quand il dit que « ces pièces délicatement et doctement traitées ont dessillé les yeux à plusieurs François et les ont amenés au service du roi^. »

A ces écrits s'ajoutent les discours politiques de du Vair^ et de Lii MAisTUE *. Le discours le plus célèbre de du Vair est celui qu'il prononça pour le maintien de la loi salique. Les États généraux de la Ligue venaient de voter l'élection d'un roi qui devait épouser l'infante d'Espagne : c'était la violation de la Loi salique qui appelait Henri de Navarre au trône ; et cette violation livrait la France à Philippe II. Du Vair conseiller au Parlement de Paris, et député aux Etats Généraux de la Ligue, résolut de faire casser pai- le Parlement la décision des États ; et sa parole entraînante, son argumentation serrée et vigoureuse triomphèrent des hésitations du Parlement qui le 28 juin la93 décrétait le maintien de la Loi salique ^ Le lendemain, Lemaistre, suivi de vingt conseillers, alla signifier à Mayenne, dans des Remontrances restées célèbres, l'arrêt du parlement. La cause de Mayenne et de PhiHppe II était perdue. Le dernier coup leur fut porté par la Satire Ménippée.

Ce célèbre pamphlet, « la plus excellente satyre qui ait paru de notre temps^ », comprend deux parties dont la première, composée par le prêtre Louis Leroy, forme comme le prologue de Touvrage, On y voit deux cliarlataiis débiter leurs drogues. L'un, Espagnol, le cardinal de Plaisance, vante son ca-

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