‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 252 sur 725 · Latinisme : in co7i<:pectu. en présence · texte numérisé non relu

Latinisme : in co7i<:pectu. en présence

2. Voir, pour plus de détails, l'iutroluctiouque M. Cil. Labittc a mise en tèie

de son excellente édition de la Satire .Vémppée (Paris, Charpentier) et à laquelle nous faisous divers emprunts.

J^JicoIas Rapin, né i\ Fontenay-le-Comte (Poitou) en 1535, mort en 1608, avocat, puis juge à Fontcnay, prévôt des maréchaux de France, et enfin grand prévôt de la connétablie, était poëte à ses lieures, et tournait avec finesse et agrément le vers français et le vers latin. On lai doit les harangues de Monsieur de Lyon et du docteur Rose et quelques épigrammes latines et françaises qui terminent la Ménippée.

Jean Passerat (1634-KO"2) au sortir de ses études entrait comme professeur au collège de Plessis. Latiniste éminent, il succéda à Ramus dans sa chaire du Collège royal de France. Sa parole vive et piquante lui attira grand concours d'auditeurs; c'était un homme d'esprit, fin, et judicieux, d'un goût sévère ; homo emunclœ naris et cui aliéna vix plncere)it, comme l'a défini De Thou dans son Histoire (cxxvu, 17). On lui doit des épigrammes françaises et latines qui accompagnent la Ménippée, et peut-être la harangue (anonyme) du sieur Rieux.

Florent Chrestien, né à Orléans en 1540, élevé dans le protestantisme, s'était converti au catholicisme au temps même des fureurs de la Ligue qu'il allait combattre dans la Ménippée. Érudit consciencieux, traducteur passable, versificateur plus que médiocre, il eut un jour mie heureuse inspiration qui suffit à conserver le souvenir de son nom ; c'est à lui qu'on doit la plaisante harangue, écrite en latin macaronique, du cardinal de Pelevé.

Pierre Pithou, l'auteur de la Harangue de Momieuv d'Aubray, jurisconsulte et érudit éminent, naquit à Troyes en 1539. Il étudia le droit sous Cujas, et les lettres sous Turnèbe, et fut reçu avocat à 21 ans. Repoussé du barreau de Troyes comme calviniste, il partit pour Râle (1568), revint à Paris en 1570 après l'édit de pacification, échappa par miracle au massacre de la Saint-Barthélémy, abjura le protestantisme en 1573, entra ensuite dans la magistrature et devint sous Henri IV procureur général au Parlement de Paris. Il mourut en 1596, en laissant une réputation de science, d'intégrité et de vertu qui fit de lui, au xvi' siècle, une des gloires de la magistrature et de l'érudition française.

Gilles Durant, avocat distingué du barreau de Paris, poëte de talent, est l'auteur d'une charmante pièce qui accompagne la Ménippée : Regrets funèbres sur la mort de l'asne ligueur. Nous en donnons la plus grande partie.

La tradition se tait sur l'auteur de la harangue de M. de Mayenne, la première de la Satire Ménippée.

Dans les extraits qui suivent nous reproduisons le texte de l'excellente édition deM.Ch. Labitte. (Paris, Charpentier, in-18.)

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