‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 261 sur 725 · Convention · texte numérisé non relu

Convention

fin a foiiBJours es(é do subjuguer et mastiner^ le peuple, duquel ils s'csloyenl aydez à parvenir au-dessus de leurs désirs : et m'esbahy^ puisque toutes les histoires tant anciennes que modernes, sont pleines de tels exemples, comment se trouve^ encore des hommes si pauvres d'entendement de ^ s'embattre, <jt fi'envoler^ à ce faux leurre. L'histoire des guerres civiles, et de la révolte qui se fit contre le roy Loys unziesme est encore récente^; le duc de Berry son Irere, et quelques princes de France suscitez, et encouragez par le roy d'Angleterre, et encore plus par le comte de Charolois, ne prirent autre couleur de lever les armes que pour le bien et soulagement du peuple et du royaume ; mais enfin quand il fallut venir à composition^, on ne trailta que de lui augmenter son appanage et donner des offices et des appointements à tous ceux qui l'avoyent assisté, sans faire mention du public, non plus que du Turc. Si vous prenez plus haut es'' annales de France, vous verrez les factions de Bourgongne et d'Orléans, avoir toujours esté colorées du soulagement des tailles, et du mauvais gouvernement des affaires; et neanlmoins l'intention des principaux chefs n'estoit que d'empiéter l'authorilé au royaume*, et advantager une maison sur l'autre ^ comme l'issue a (ousjours faict foy : car enfin le roy d'Angleterre emportoit tousjours quelque lippée "* pour sa part, et le duc de Bourgongne ne s'en deporloit jamais sans une ville, ou une contrée qu'il retenoit pour son butin. Quiconque voudra prendre loisir de lire ceste liisloire, y verra nostre misérable siècle naïvemertt représenté : il verra nos prédicateurs, boule-feux, qui ne laissoyent pas de s'en mesler, comme ils font maintenant, encore qu'il ne fust nullement question de religion : ils preschoyent contre leur roy, ils le faisoyent excommunier, comme ils font maintenant : ils faisoyent des propositions à la Sorbonne contre les bons citoyens, comme ils font maintenant, et pour de l'argent, comme maintenant. On y voyoit des massacres, des tueries de gens innocents et des fureurs populaires, comme Icsnostres. N,)slre mignon le feu duc de Guyse y est représenté en la persoane du duc de Bourgongne et nostre bon protecteur le roy

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