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Discours politiques, YI, début

2. 20 juillet 1747. Cf. également la lettre du 19 décembre 1751 et celle du

31 mai 1752.

3. Cf. la page de Brantôme citée dans les Morceaux choisis, p. 69.

AUTEURS DE MEMOIRES

rieux; il avait je ne sais quoi de court, de naïf, de hardi, de vif et de passionné ^ » Ce jugement est plus exact pour Marot et Amyot que pour le cardinal d'Ossat. Son style est périodique ; sa phrase est longue et souvent chargée d'incises. La naïveté, la modestie, la loyauté qui respirent dans ces Lettres appartiennent plutôt à l'homme qu'à l'écrivain ; mais son style est assez ferme et assez précis pour que l'Académie française, lorsqu'elle entreprit son Dictioim aire, ait placé le cardinal d'Ossat parmi les auteurs qui devaient faire autorité pour la langue.

Les Mémoires d'État de Villeroy sont un simple recueil de pièces diplomatiques. Nous arrivons au président Jeannin.

Pierre Jeannin- avait un caractère noble et ferme. Au moment de la Samt-Barthélemy, le comte de Charny, gouverneur de la Bourgogne, lui demandait conseil : « Il faut obéir lentement au souverain quand il commande en colère,» répondi(-il. Ami de Mayenne, illui donna vainement de sages et patriotiques avis et mérita que Henri IV lui adressât ces paroles flatteuses: «Monsieur le Présidentjj'ai toujours couru après les gens de bien et je m'en suis bien trouvé. »

Les Négociations de Jeannin commencent à la date de 1607 et se terminent à l'année de sa mort 1622. On y trouve toutes les pièces olficielles de sa mission dans les Provinces-Unies. Celles qui sont relatives au traité de K09, son œuvre la plus importante, remplissent les trois quarts du recueil. Les négociations de Jeannin préparant cette trêve d'où devait sortir l'indépendance politique de la Hollande, offrent par leur objet un intérêt encore plus grand que celui des Lettres du cardinal d'Ossat. De ces négociations en effet dépendaient, selon le mot de Henri IV, « la direction des affaires pubhques et privées, tant de mon royaume que de la république chrétienne. » On pourrait presque dire que c'est de Jeannin que vient l'initiative, tant sa correspondance est lumineuse, tant il entre dans la pensée de Henri IV, tant il sait même le contenir, modérer ses impatiences, calmer ses soupçons. Ses lettres sont

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