‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 415 sur 725 · Lorsque déjà, au moment où · texte numérisé non relu

Lorsque déjà, au moment où

5. Fragment d'une tragédie perdue, cité encore par Plutarquc (De audiend.

poet., 12), avec cette réponse de Zenon : « Il ne peut être esclave, s'il est entré libre. »

ÉRUDITS ET SAVANTS. — AMYOT. JSl

compagnon, pour avoir autrefois esté à la guerre avec moy. » L'autre luy feit signe de la teste seulement qu'il estoy vray \ sans luy faire autre response ne caresse quelconque: par quoy n'y ayant plus personne qui dist mot, il prit en sa main un petit livret dedans lequel il avoit escript une harengue en langage Grec qu'il vouloit faire à Ptolomaius, et se meit à la lire. Quand ilz vindrent à approcher de la terre, Cornelia avec ses domestiques et familiers amis se leva sur ses pieds, regardant en grande deslresse quelle seroit l'issue. Si luy sembla qu'elle devoit bien espérer quand elle apperceut plusieurs des gens du Roy qui se présentèrent à la descente comme pour le recueillir ^ et l'honorer, mais sur ce poinct ainsi comme il prenoit la main de son affranchy Philippus pour se lever plus à son aise, Septimius vint le premier par derrière, qui luy passa son cspee à travers le corps, après lequel Ralvius et Achilas desguainnerentaussi leurs espees, et adonc' Pompeius tira sa robe à deux mains au devant de sa face, sans dire ne faire aucune chose indigne de luy, et endura vertueusement* les coups qu'ilz luy donnèrent, en souspirant un peu seulement, estant aagé de cinquante neuf ans, et ayant achevé sa vie le jour ensuyvant' celuyde sa nativité. Ceulx qui estoyent dedans les vaisseauxàla rade, quand ilz apperceurent ce meurtre, jetterent une si grande clameur que Ion l'entendoit jusques à la coste, et levans en diligence les ancres se meirent à la voile pour s'enfouir®, à quoy leur servit le vent qui se leva incontinent frais aussi tost qu'ilz eurent gaigné lahaulte mer, de manière que les ^Egyptiens qui s'appareilloyent pour voguer après eulx' quand il veirent cela, s'en déportèrent ^ et ayans couppé la teste en ^ jetterent le tronc du corps hors de la barque, exposé à qui eut envie de voir un si misérable spectacle. Philippus son affranchy demeura toujours auprès, jusques à ce que les /Egyptiens furent assouviz de le regarder i", et puis l'ayant lavé de l'eau de la mer, et enveloppé d'une sienne pauvre chemise, pour ce qu'il n'avoit autre chose, il chercha au long de la grève ou il trouva quelque demeurant " d'un vieil bateau de pescheur, dont les pièces estoyent bien vieilles, mais suftîsan4es pour brusler un pauvre corps nud et encore non tout entier. Ainsi comme il

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