Les ennemis
3. ('f la relation du siège de Metz j'/ir l'Empereur Charlex V,'vn l'an LlSi, (liic il Bcrlfiiud (le Salignac, l'oncle de Féiieion. Voir les mémoires relatifs à Vtdutoire de France , publiés pur
MM. Micliaud et Ponjonlat, première série, t. VIII, p. 303. M. Leroux de Lincy a publié de ciiiieuses chansons populaires sur le siéf;e de Jletz dans son Jleciteil de ( hanis historiques français (t. II, p. 190-2U2).
des champs, fut publié on IGOO. Le petit traité delà CueiUctLe <lc la soie pour la nourriture de ceux qui la font qui parut en 1599, n'est qu'un fragment de ce vaste ensemble où l'auteur embrasse tout ce qui concerne la culture des champs, des vergers, des jardins, l'élevage des animaux domestiques, etc. C'est le résumé de quarante ans d'études et d'expériences prati(|ues, présenté dans un ordre clair et métliodiiiue, et écrit avec une précision de style qui n'exclut pas l'élégance et l'agrément. L'auteur du ScaHgerana rapporte que Henri IV se faisait lire des fragments du Théâtre d'Agriculture. Aussi pendant son règne les éditions du Théâtre se multiplièrent. Sous Louis XIV, du moins depuis la révocation de l'édit de Nantes, l'auteur et son livre furent oublies; et le Théâtre d'Agriculture ne fut remis en honneur que dans la seconde partie du siècle dernier.
En 18U4-180.') il a été donné de ce précieux ouvrage une excellente édition précédée d'un éloge d'O. de Serres dû à François deNeufchâteau (2 vol. in-4';.
L'eau.
Commenceant par Feati, je dirai qu'en ceci elle surpasse les autres éléments* que de servir d'aliment 2; en tant qu'elle abbrave toute sorte d'animaux, ne donnans immédiatement aucune nourriture ni le fou, ni l'aer ni la terre '. C'est par l'eau que tontes hnbilnlions sont rendues agréables et saines et tous terroirs fcrtils. Quel plaisir est-ce de contempler les belles et claires eaux coulantes à l'entour de vostre maison semblans vous tenir compaignie ? Qui rejaillissent en haut par un million d'inventions, qui parlent, qui chantent en musique, qui contrefont le chant des oiseaux, l'escoupeterie des arquebusades, le son de l'artillerie, comme tels miracles sevoyent eu plusieurs lieux, mesme à Tivoli, àPratoliet autres de l'Italie? Et trèsnaifvemenl* à Sainct-Germain en Laie, où le roi a de nouveau faict construire telles et autres magniticences admirées de tous ceux qui les contemplent. Quant à la santé, les salubres eaux courantes rafreschissent l'aer en esté, en toutes saisons servent à la nettelé ^, lavans les immondices du mesnage : faute de quoi faire n'ayant l'eau à commandement, souvent l'on tombe en grandes maladies et langueurs. La peste, à faute d'eau, se fourre quelquesfois parmi les armées. Le bestail aussi n'estant bienabbruvé, ne fciict jamais bonne lin : au contraire, tousjours se porte
1. AfiuTov y.i-1 v^ijp, l'eau esl la meilleure des c/ioscs, dit Pindarc (0/y»i/)i(?«M, I, 1).