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Et mes vêtements lui allaient i\ bien

LES POETES DE 1500 A looO. — CLÉMENT MAROT. ISI

Laisse le pire, et sur le meilleur monte, Picque et s'en va. Pour abréger le compte *, Soyez certain, qu'au partir dudict lieu, N'oublia rien, fors ^ à me dire Adieu.

Ainsi s'en va chatouilleux de la gorge ' Ledit Valet, monté comme un sainct George * : El vous laissa Monsieur dormir son saoul, Uni au resveil n'eust sceu tiner' d'un soûl*. Ce Monsieur là (Syre) c'esloit moy mesme : Qui sans mentir fuz au matin bien blesme, Quand je me vey^ sans honneste vesture *, Et fort (asché de perdre ma monture :

Mais de l'argent que vous m'aviez donné. Je ne fuz point de le perdre estonné : Carvostre argent (trcsdebonnaire Prince) Sans point de faulte ^ est subjcct à la pince *". Bien tost après ceste fortune là.

Une autre pire encores se mesla

De m'assaillir et chacun jour m'assault,

Me menaçant de me donner le sault'S

Et de ce sault m'envoyer à l'envers,

Rithmer " soubz terre et y faire des vers ^^. C'est une lourde et longue maladie

De trois bons moys, qui m'a toute eslourdie ^*

La pauvre teste, et ne veult terminer,

Ains ^^ me contrainct d'apprendre à cheminer '^,

Tant afîoibly m'a'"' d'estrange manière !

Et si m'a fait la cuisse heronniere ^^... Que diray ^^ plus? Au misérable corps

(Dont je vous parle), il n'est demouré ^°, fors ^*

Le povre esprit qui lamente etsouspire,

Et en pleurant tasche à vous faire rire. Et pour autant (Syre) que^^ suis ta vous,

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