‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 451 sur 725 · Tant elle m'a affaibli · texte numérisé non relu

Tant elle m'a affaibli

1>\ Maigre comme la patte d'un héron 19. Dirai-je.

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De Iroys jours l'un viennent taster mon poulx », Messieurs Braillon, le Coq, Akaquia, Pour me garder d'aller jusque à quia ^,

Tout consulté, ont remis au Printemps Ma guerison, mais à ce que j'entens.

Si je ne puis au Printemps arriver.

Je suis taillé de ' mourir en Yver :

Et en danger, si en Yver je meurs, De ne veoir pas les premiers raisins meurs *.

Voylà comment depuis neuf moys en ça ^, Je suis traicté. Or ce que me laissa Mon Larronneau, long temps a ^, l'ay vendu Et en Sirops, et Julez '' despendu * : Ce neantmoins ce que je vous en mande, N'est pour vous faire ou requeste ou demande : Je ne veulx point tant de gens resembler ^, Qui n'ont soucy autre, que d'assembler i" Tant qu'ils vivront, ilz demanderont eulx, • Mais je commence à devenir honteux, Et ne veulx plus à voz dons m'arrester ".

Je ne dy pas, si voulez ^^ rien ^^ prester, Que ne le prenne **. Il n'est point de presteur (S'il veut prester) qui ne face un debteur. Et sçavez vous (Syre) comment je paye ? Nul ne le sgait, si premier ^^ ne l'essaye. Vous me devrez (si je puis) de retour ^^ : Et vous feray encores un bon tour i'^, A celle fin, qu'il n'y ait faulte nulle, Je vous feray une belle Cedulle '*, A vous payer (sans usure il s'entend) Quand on verra tout le Monde content :

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