‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 454 sur 725 · Au roy, du temps de son exil à Ferrare · texte numérisé non relu

Au roy, du temps de son exil à Ferrare

Il est bien évident,

Que dessus moy ont une vieille dent ^,

Quand ne povans crime sur moy prouver,

Ont Iresbien quis ^ et tresbien sceu trouver,

Pour me fascher, brefve expédition *,

En te donnant mauvaise impression

De moy, ton serf, pour après à leur aise

Mieulx mettre à fin leur volunté mauvaise :

Et pour ce faire ilz n'ont certes heu ■* honte

Faire courir de moy vers toy maint compte *,

Avecques bruyt plein de propos menteurs "",

Desquelz ilz sont les premiers inventeurs.

De Lutheriste ilz m'ont donné le nom,

Qu'a droict ce soit *, je leur responds que non.

Luther pour moy des cieulx n'est descendu,

Luther en Croix n'a point esté pendu

Pour mes péchez : et tout bien advisé,

Au nom de iuy ne suis point baptizé;

Baptizé suis au nom qui tant bien sonne,

Qu'au son de Iuy le Pei-e éternel donne

Ce que l'on quiert ^ : le seul nom soubs les cieulx,

En et par qui ce monde vicieux

Peult estre sauf : le nom tant fort puissant,

Qu'il a rendu tout genoil *" fleschissant.

Soit infernal, soit céleste, ou humain :

Le nom, par qui du seigneur Dieu la main

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