‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 469 sur 725 · MELIN DE SAINT-GELAIS · texte numérisé non relu

MELIN DE SAINT-GELAIS

i486 ou 1401-1558.

Melin de Saint-Gelais né à Angoulôme en 1486 ou, suivant d'autres, en 1491, était le fils naturel du poëte Octavien de Saint-Gelais qui fut plus tard archevêque d'Angoulênie. Il étudia le di-oit d'abord à Poitiers, puis en Italie à Bologne et à Padoue; mais il subit l'influence des poètes italiens, et, de retour en France, il abandonna la jurisprudence pour la poésie. Le duc d'Angoulème, qui avait de l'amitié pour lui, devenu roi de France sous le nom de François pr, l'appela à la cour; il y trouva Cl. Marot déjà célèbre, quoique plus jeune que lui. Admiré de tous, comblé de faveurs, il devint aumônier du dauphin, puis, à la mort du dauphin, aumônier du second fils du roi (plus tard Henri II), abbé de Notre-Dame de Reclus dans le diocèse de Troyes, bibliothécaire du roi à Fontainebleau, Galant, sceptique, véritable abbé de cour, Saint-Gelais ne prit guère au sérieux ses fonctions ecclésiastiques, tcrivain sans originalité ni vigueur, mais sachant tourner les bagatelles avec élégance, il fut le poète à la mode jusqu'au moment où parut Ronsard. C'est en vain qu'il railla le nouveau poëte, il fut bientôt effacé par lui, et, relégué au second ou au troisième rang, le disciple de Marot dut se réfugier dans la poésie latine. Quand il mourut en 1558, Ronsard, qui lui avait pardonné ses épigrammes, et les autres poètes de la Pléiade honorèrent sa mémoire. On lui doit d'avoir introduit en France le sonnet italien, qui devait prendre une si grande importance dans la nouvelle école.

Les œuvres de Saint-Gelais ont été publiées par M. Blanchemain dans la Bibliothèque elzévirienne, 3 vol. in-18(1873).

Voir notre Tableau de la liitéi-ature au xvi* siècle (section II, ch. et II).

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