Cf. Rabelais, IV
XVI* SIÈCLE
i. Attribuées à tort à Louis XI.
b. Publiées en partie par M. Mabille ÛAni hi Bibliothèque Elzévirienne, 1 vol.
6. Traduction française faite au quiu- Eièinc siècle d'un recueil de contes populaires au moyen âge, les Gesta Itomaiioriiiii.
écrit avec justesse et clarté, dans la langue siaiple, naïve du peuple, que l'influence des savants, l'imitation des auteurs de la Pléiade, n'ont point encore altérée.
Noël du FAiL^juge au présidial de Rennes, débuta jeune encore par ses Proiios rustiques et facétieux {\^il) et se% Baliverneries ou Contes nouveaux d'Eutrapel, autrement dit LéonLadulfi^ (1348). Ces deux ouvrages sont des tableaux de la vie rustique ; l'auteur y met en scène les paysans qui habitent ses domaines, et les montre causant de leurs affaires, des travaux des champs, des mœurs du temps, du passé. L'exactitude de ses tableaux est telle, qu'aujourd'hui encore on peut suivre de village à village la géographie de l'auteur ; la plupart des personnages qu'il représente avec relief et précision ont été bien vivants. La vivacité, le réalisme, ne nuisent point à l'art de l'écrivain. Le trait principal de son style est à côté de la naïveté qu'il sait donner à ses personnages, une certaine bonhomie railleuse.
Dans les Pr0230S rustiques, l'auteur se contente de rapporter les entreliens de ses paysans, pour les communiquer aux lecteurs. On y voit des caractères se dessiner vigoureusement : Robin (>hevet le conteur; Guillot le Bridé le franc archer, Perrot Cluquedent, le légiste de campagne; Gobemouche, le paysan ambitieux; Thenot du Coin, le philosophe rustique; son fils Tailleboudin, un mauvais garnement.
Dans les Baliverneries, qui forment comme un supplémcntaux Propos rustiques, l'auteur se met en scène sous le nom d'Eutrapel. Il décrit des scènes delà vie champêtre, l'intérieur d'une ferme bretonne, la justice rendue par le seigneur du village, une lutte entre les paysans de deux villages rivaux, les excès d'une bande de soudards devant lesquels fuient les paysans éperdus.
Les Contes et nouveaux discours d'Eutrapcl n'ont été terminés qu'en 1585. Cet ouvrage est la reproduction d'entretiens entre trois personnages, Eutrapel, Polygame et Lupolde^. Aux tableaux de mœurs se mêlent les réflexions piquantes, les discussions sérieuses ou plaisanles. Chaque personnage a son caractère : Lutrapel, enjoué, gai, plein de vives sailhes, d'une franchise