‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 508 sur 725 · Le cœur · texte numérisé non relu

Le cœur

D'un glissant pas *; Et vous forests, et ondes Par ces prez vagabondes, Et vous, rives et bois,

Oyez ma vois.

Quand le ciel et mon heure Jugeront ^ que je meure, Ravi ' du beau séjour

Du commun jour, Je defens qu'on ne rompe Le marbre S pour la pompe ^ De vouloir mon tombeau

Baslir plus beau.

Mais bien je veux qu'un arbre M'ombrage en lieu d'un marbre, Arbre qui soit couvert

Tousjours de verd.

De moy puisse la terre Engendrer un lierre M'embrassant en maint tour

Tout à l'entour; Et la vigne tortissse * Mon sepulchre embellisse, Faisant de toutes pars

Un ombre'' espars '.

Là viendront chaque année A ma feste ordonnée ^, Avecques leurs troupeaux,

Les pastoureaux:

Puis ayans fait l'office De leur beau sacrifice, Parlans à l'isle ainsi.

Diront ceci :

« Que tu es renommée '" D'estre tombeau nommée D'un de qui l'univers

l. Marche. i magnifique.

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