Eutrapel, xxxiv. | cience, chez Lemcrre
2. Publiés après la mort de l'auteur 3. Voir aux Morceaux choisis, p. 115 en lo65; réédités de nos jours par H. Cous- | et 1 IG. Cf. plus haut, p. 35.
ni LA LITTÉRATURE FRANÇAISE AU XVl' SIÈCLE,
ciles du temps, ne forment qu'une partie de l'ouvrage, ils amènent toujours des entretiens où sont traitées et débattues subtilement diverses questions de morale et de galanterie. Le style des contes est vif et enjoué; celui des entretiens est plus raffiné ; la forme est plus recherchée, comme la pensée ellemûme.
Bien que Marguerite ait un caractère propre et original qui la dislingue de Boccace, toutefois, par le cadre des récits et par la forme du dialogue, elle se rattache à l'influence italienne. Despériers semble relever plus directement de la tradition gauloise des farces et des fabliaux. Le caractère de ses nouvelles est plus populaire, parle choix du sujet, parla nature des personnages, et par la simplicité des récits. C'est l'histoire du savetier Blondeau, deGillet le menuisier, du régent «qui combattit une harangère du Petit-Pont à belles injures », de la bonne femme « qui portait une potée de lait au marché », de «maistre Berthaud à qui on fit accroire qu'il estait mort», elc, etc. L'auteur ne moralise point; il fait de simples contes destinés à amuser le lecteur. Le style a une allure vive, dégagée, et on y rencontre à chaque pas des saillies heureuses et des traits piquants'.
Nous ne mentionnons qu'en passant les Facétieuses nuits de Straparole, traduites de l'italien en loGO par Jean Louveau d'Orléans qui en donna le premier livre, et en 1573 pari.ARivEY^qui donna le livre suivant et revit la traduction du premier. Elles n'ont pas été sans influence sur notre littérature ; des auteurs de contes comme La Fontaine', Perrault *, et Madame d'Aulnoy *, y ont fait divers emprunts*.
Rappelons encore les Matinées elles Après-dînécs de CnoLitREs, (11)85 et 1587), conversations entre des amis sur diverses questions comme les suivantes: s'il faut dormir Vaprès-dinéc^ si le mary peut battre sa fenimey des avantaijes et des inconvénients de la barbe, cic. Les Serécs (Soirées) de riUiLi.Ai'ME Bouc.uet'' (1008), entretiens de la veillée entre des bonnes gens de la ville de Poi-
1 . Cf. plus haut, p. 1 5 et Morromix rhnisis, p. i\'.\. — Oïl .'ivait atlriliué un luoincni les contes de Dcspericrs à Pelletier (lu Mhiis et à Dcnizot. Pour l'clletier le ténioi|;na(.'c de Pasquier est formel, l'onr Denizot, rien (l.-ins son style ne permet rette nttrihulioii.
ï. Voir aiiï Morroaux choisie, p. 364, «1 plus lias, IV, II, 2.