‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 54 sur 725 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Lefevre, né a Étaples ^Pas-de-Calais) vevs 1435, mort eu lo.j7, précepteur du troisième fils de François 1'"'. U a laissé des commentaires sur Aristote, et des éditions savantes de Denis l'ÂréopugUe, de Boéce, etc. — C.f.Egger, L' Hellénisme

en France, I, 271 et suiv.

'i. Voir Eggcr, op. cit., I, 26S. — Une nouvelle édition avec commentaires et notes en a été donnée par M. Talbot, Paris 1864, in-S".

4. Né à Orléans en 1509, accusé d'athéisme ou de lutliérerie, il fut deux fois

LA LITTÉRATURE FRANÇAISE AU XVf SIECLE,

de Cicéron. Bon. des Periees* reproduit le Lysis (1347), Piiirre DuvA[.2 le Criton (1347), Louis Le Roy Me Timée (1531), le Phédon (1533), le Banguei (1559), lai?épM6/igt«e (1533 et 1555) de Platon; ce môme Le Roy donne encore la Politique d'Aristote, des discours de Démosthène et d'Isocrate, des opuscules de Xénoplion. Est. de la Boëtie, * le célèbre auteur de la Servitude volontaire, plus connu dans son temps comme helléniste, traduit avec talent les Economiques {Mesnagerie) de Xénophon, les Règles de mariage et la consolation de Plutarque^ G. du Vair donne ^ le Pro corona d'Eschyle et de Démosthène, la Miloniennc de Cicéron et le Manuel d'Epictète.

Aucun de ces traducteurs n'est comparable à Jacques Amyot "^ Il débuta par la version du roman d'Héliodore, les A^nours de Théagène et Chariclée (1546). Huit ans après il donnait sept livres de Diodore de Sicile qui passèrent à peu près inaperçus. En 1539 paraissait une seconde édition de Théagène et Chariclée accompagnée de la pastorale de Daphnis et Chloé, et la première partie du grand travail qui devait l'immortaliser. Les Fies de Plutarque parurent en 1559, les œuvres morales en 1574.

On a pu relever dans l'œuvre d'Amyot des inexactitudes, des erreurs, des fautes de sens ; et sans aller aussi loin que M. de Meziriac dans le discours sur la traduction qu'il lut en 1633 à l'Académie française, on peut reconnaître que son érudition est quelquefois en défaut. Mais on ne saurait trop louer l'intelligence avec laquelle il a saisi dans leur ensemble les idées de Plutarque, et l'art avec lequel il les a fait passer dans notre langue. 11 a si bien pénétré dans la pensée de l'auteur grec qu'il la fait sienne et nous la rend revêtue d'un charme nouveau que son imagination y ajoute. Bien des traits qu'on admire ne se retrouvent pas ou sont à peine indiqués dans le grec. Mais Amyot les a si heureusement adoptés qu'ils semblent être naturellement à leur place; soit qu'il ajoute, soit qu'il supprime

mis en prison (1542 et 44). Exilé ensuite dans le Piémont, il écrit contre les jçens de justice sa satire de l'Enfer. Rentré en l'rauce, il est de nouveau incarcéré, condamné par la Sorbonne et le l'arlement, pendu et brûlé sur la place Maubert en 1340. Il a laissé des poésies latines et françaises médiocres, des études sur la langue latine dont la plus importante est les Cummentnrii iingux latinx (Lyon, 1520- 38, i. vol. in fol.), et des traductions que Du Vair apprécie assez sévèrement.

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