‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 573 sur 725 · Paraphrase du Ps. CXLVII · texte numérisé non relu

Paraphrase du Ps. CXLVII

Heureux hosfes du Ciel, sainctes légions d'Anges, Guerriers qui triomphez du vice surmonté, Célébrez à jamais du Seigneur les louanges, Et d'un hymne éternel honorez sa bonté.

Soleil dont la chaleur rend la terre féconde, Lune qui de ses rais- emprunte ta splendeur, Lumière, l'ornement et la beauté du monde, Loiiez, bien que muets, sa gloire et sa grandeur.

Tesmoigne sa puissance, ô toy voûte azurée. Qui de mille yeux ardans ^ as le front esclaircy : Et vous grands arrousoirs * de la terre altérée, Vapeurs dont le corps rare^ est en pluye épaissy®.

Car d'un sisainct ouvrier le dire estant le faire ^ Sa parole d'un rien ce grand monde forma: Et tout ce qui s'enferme en l'une et l'autre sphère Est l'œuvre d'un seul mot que sa bouche anima.

11 a prescrit des loix à la nature mesme, Qu'en tremblant elle observe et craint d'outrepasser : Le ciel ne voit grandeur, sceptre, ny diadème. Immortel, ny mortel, qui s'en peust^ dispenser.

Chantez-le donc aussi vous, en fans de la terre', Qui, composez de cendre, en cendre retournez"*. Soit vous que l'Océan dans ses vagues enserre. Soit vous qui librement par l'air vous promenez.

Beny son sainct pouvoir en ses caves " profondes, Monstre de qui le sein peut cent flots abysmer :

Pour que.

Rayons.

Les astres.

Arrosoirs.

RaréGé,

Condensé.

Page 1