‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 578 sur 725 · L'illusion du songe. | 3. Bonheur · texte numérisé non relu

L'illusion du songe. | 3. Bonheur

2. Tandis que je cours au naufrage. | i. Ce souvenir qui me reste.

Pour le Ballet des Princes, vestus de fleurs en broderies.

ï^eiit-estrc, parmi ces fleureUcs Vivent quelques plantes secrellcs De soucis arrousez de pleurs; Peut-esfre ont-ils' en leurs poitrines Les cœurs aussi percez d'espincs Que leurs corps sont couverts de fleurs.

Mais qui ne sent point point les Iraverses Du soin^ et des peines diverses Dont vivant nous nous travaillons?

Et qui, franc ^ de crainte et d'envie, Cueille les roses de la vie Sans sepicquer aux aiguillons?

Les plaisirs de la vie humaine Sont tous meslez de quelque peine, Et le bien suivy du malheur :

Mesmc l'Amour jamais n'envoyé Ky le déplaisir ?ans la joye, Ny le plaisir sans la douleur.

C'est pourquoy, si quelque tristesse Tourmentant leur belle jeunesse Donne la gesne à leur vouloir *; Constans ils souffrent et se taisent :

Ou soit que leurs peines leur plaisent Ou soit qu'ils n'osent s'en douloir^

(Ici., p. ool.)

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